Féminicides à Brest

B R E S T, le 8 octobre — Vers 2 heures 1/2 de l'après-midi, le nommé Gélin, ancien marin, demeurant à Brest, escalier des Sept-Saints, a frappé sa femme de neuf coups de couteau dont un, au-dessous du sein droit, paraît fort grave; puis il s'est frappé lui-même à l'estomac ; mais sa blessure ne paraît pas devoir être sérieuse, Les querelles journalières, provenant de ce que, après une absence de trois ans, il avait trouvé sa femme dans une situation peu régulière, paraissent avoir amené cette déplorable scène.

Le Finistère du 13 octobre 1875

B R E S T — Le nommé Tual, cultivateur à l'Ile-d'Ouessant, qui, le 17 février dernier, avait assassiné sa femme en lui portant six coups de couteau, est décédé lundi soir à 9 heures, à la prison du fort Bouguen où il était détenu. Suivant ce qu'on nous avait écrit, Tual, après avoir commis son crime, avait essayé de se tuer en se portant deux coups de couteau. D'après les renseignements que donne l'Océan dans son numéro de mercredi, Tual s'était frappé d'un coup de couteau à la gorge et d'un coup de marteau sur la tête. C'est aux suites des blessures qu'il s'était faites qu'il a succombé, M. l'aumônier de la prison l'a confessé à trois reprises différentes et lui a donné l'extrême-onction. Tual est mort après avoir manifesté des sentiments de très vif repentir. Devant ses infirmiers il répétait ; Je ne suis qu'une canaille ! je ne suis qu'une canaille !

Le Finistère du 18 mars 1876

B R E S T. — Le nommé Riou, Jean-Marie, âgé de 34 ans, charpentier au port, a étranglé sa femme dans son lit. Ce crime est attribué à un accès de délire produit par l'alcool et la jalousie. M. le docteur Guyader, mandé sur-le-champ, n'a pu que constater le décès. Le meurtrier a été arrêté immédiatement et a fait des aveux. Sa malheureuse femme était enceinte de neuf mois environ.

L'Union monarchique du Finistère du 23 avril 1887

Violences conjugales

B R E S T. — Mercredi 6 octobre 1875, entre 6 et 7 heures, le nommé Cosse, ouvrier du port, rentré de son travail, se disposait à prendre son repas du soir, en compagnie de son épouse, quand celle-ci, qui s'était munie d'une certaine quantité de poudre de chasse qu'elle avait prise dans son armoire, la jeta à la figure de son mari à travers la flamme d'une chandelle. L'explosion a été tellement forte, que les vitres de l'appartement ont été brisées et que la femme Cosse elle-même a été assez grièvement blessée. Cette malheureuse femme a ensuite essayé de se donner la mort en se portant des coups de couteau à la gorge. Mais un médecin appelé aussitôt lui a prodigué des soins, et on espère la sauver.

Le Républicain

— L'Océan [ presse monarchique NDLR ] raconte que dans la nuit du 21 au 22 juillet 1876, on dut recourir à la force publique pour arrêter, à Saint Renan, un débitant de cette commune nommé Jean-Marie Tréguier que l'abus de la boisson avait rendu presque fou. Il s'était livré à de telles violences sur sa femme que celle-ci, à force de cris, est parvenue à réveiller les voisins qui sont venus la secourir. Tréguier a été mis au violon.

Le Finistère du 26 juillet 1876.

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