La gestion des concessions dans le cimetière, une contrainte de toujours - 1874

AVIS MUNICIPAL
"Le public est prévenu qu'à partir du 16 juin prochain, on commencera à enterrer dans le cimetière de Brest dans les carrés désignés par les n° a, b, c, d. En conséquence, les familles qui possèdent des tombes dans les carrés désignés ci-dessus et dont le temps est expiré, sont priées de faire enlever les monuments et les autres objets qui se trouveront sur ces tombes avant le 16 juin 1874 ; passé ce délai, il sera procédé d'office à l'enlèvement de ces objets qui resteront à la disposition des propriétaires pendant un an.

Afin d'éviter les erreurs qui pourraient résulter de la non-exécution de l'article 3 de leur acte de concession, les personnes qui possèdent des terrains dans le cimetière de Brest à titre perpétuel ou temporaire, sont invitées à faire inscrire sur leur tombe, le numéro de leur concession."

Brest, le 6 juin 1874.
Le maire.
PENQUER.

L'ancien cimetière de Brest se situait vers le n°20 de l'actuelle rue d'Algésiras (depuis 1869) - ex rue du cimetière (1689) - ex rue du Repos (1791) - ex rue du Rempart (1811) , soit au pied des fortifications Nord-Est de Brest intra-muros. La ville fortifiée achète une parcelle nommée "Parc-ar-Vennic" qui se divise en concessions.

Un nouveau cimetière est construit extra-muros à la fin du 18ème siècle et agrandi en 1800. Le cimetière de Saint Martin est inauguré en 1794 et "reçoit" l'élite défunte de Brest. Les tailleurs de pierre de la famille Poilleu ont élevé des monuments funéraires qui célèbrent les notoriétés entre 1810 et 1914 avec l'expertise de l'usage de la pierre de kersanton – kersantite.

Jusqu'à 1848, des enfants de l'hospice étaient employés en tant que crieurs dans les quartiers de Brest pour annoncer fortement l'état civil des défunts, clochette à l'appui, à la demande des familles contre rétributions reversées à l'hospice. Les filles étaient plutôt utilisées aux mêmes conditions comme pleureuses en capes noires. Quand les familles endeuillées n'étaient pas argentées, ces dernières pouvaient faire l'offrande de nourriture, du pain en premier lieu... Les institutions bénéficiaires percevait à l'année 3000 fr.

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