Le Comité général de la souscription pour la libération
du territoire – l'armée prussienne occupe le tiers Nord-Est de la
France après la défaite de la guerre de 1870 – sous l'égide du maire
de Brest, alors que la dette de guerre exigée par les vainqueurs à hauteur
de 5 milliards est apurée progressivement et que l'occupant recule partiellement,
la somme recueillie dans la ville auprès des citoyens n'a plus lieu d'être
à la fin de 1872. 178.963fr50c vont revenir aux souscripteurs individuels
qui en feront la demande, et le solde provenant d'activités festives ou
culturelles sera consacré à "l'œuvre de l'extinction de la mendicité."
Malgré tout, le 7 septembre 1872, des ouvriers des chantiers navals du
port de Brest sont envoyés au nombre d'une trentaine vers l'Est de la
France pour construire des baraquements à l'armée prussienne positionnée
à Verdun. D'autres ports de l'armée française sont dans la même situation.
La défaite aussi singulière que précipitée, laisse un goût amer même si
une république nouvelle voit le jour. De toute évidence, l'armée française
n'a pas été à la hauteur du conflit après l'avoir déclenché. Progressivement,
la remise à niveau des moyens militaires va entraîner Brest et sa région
militaire dans une refonte défensive bousculée par des inventions technologiques
incessantes. Une période faste qui s'annonce pour la Marine jusqu'à 1939...
Brest et la presqu'île
de Crozon seront en chantier permanent, employant des sociétés civiles
pour les travaux de base. L'emploi se porte bien et des habitants du Sud
Finistère "remontent" vers ce bassin d'emplois dont les salaires
réguliers sont quasi garantis.
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