DOSSIER LE TELEGRAMME - presse numérique
- Décode la Bretagne -
Comment vivent-ils leur précarité en presqu’île de Crozon ?
La presqu’île de Crozon renvoie souvent une image cossue avec ses belles
demeures. Pourtant une autre réalité s’y terre, moins clinquante. Celle
de ceux qui vivent dans une grande précarité, renforcée par le manque
de logement, de transports en commun, de médecins, d’opportunité de travail,
mais aussi, par manque de lien social. Rencontre avec celles et ceux qui
subissent ces différentes formes de précarité.
Le 31 décembre 2025 à 16h14
https://www.letelegramme.fr/finistere/crozon-29160/comment-vivent-ils-leur-precarite-en-presquile-de-crozon-6955884.php
« Mes enfants comprennent que la vie, ce n’est pas facile » : à Crozon,
cette famille n’échappe pas à la précarité.
É. se bat contre sa propre maladie, celle de son mari, et contre la précarité.
Avec 1 400 € mensuels pour le couple et leurs cinq enfants, la mère de
famille éprouve une vulnérabilité physique et financière, mais fait aussi
preuve d’un véritable dépassement de soi.
Par Elise Le Mer. Le 28 décembre 2025 à 18h00
https://www.letelegramme.fr/finistere/crozon-29160/mes-enfants-comprennent-que-la-vie-ce-nest-pas-facile-a-crozon-cette-famille-nechappe-pas-a-la-precarite-6954857.php
« J’ai mis quatre ans et demi » : comment cette quinquagénaire a surmonté
la précarité du logement en presqu’île de Crozon ?
À quelques encablures des belles demeures aux volets clos, certains Crozonnais
endurent l’habitat précaire. Pugnace, S. R. a mis quatre ans et demi pour
trouver un logement acceptable.
Par Yann Le Gall. Le 29 décembre 2025 à 17h00
https://www.letelegramme.fr/finistere/crozon-29160/jai-mis-quatre-ans-et-demi-comment-cette-quinquagenaire-a-surmonte-la-precarite-du-logement-en-presquile-de-crozon-6955147.php
Précarité à Crozon : « Ici, sans permis, tu ne peux pas aller d’un endroit
à un autre.»
Maria, trentenaire qui a trouvé un emploi à Crozon, se heurte à des problèmes
de mobilité pour se rendre au travail. Une galère quotidienne pour cette
mère de famille.
Par Marina Chélin. Le 30 décembre 2025 à 18h00
https://www.letelegramme.fr/finistere/crozon-29160/precarite-a-crozon-ici-sans-permis-tu-ne-peux-pas-aller-dun-endroit-a-un-autre-6955580.php
« Je suis resté sept mois tout seul dans un état lamentable » : à Crozon,
B. confronté à l’isolement affectif.
La précarité peut parfois se traduire par de l’instabilité affective et
psychologique. C’est ce que vit B., sur la presqu’île depuis quatre ans.
Un campement de fortune sur le GR34.
Par Elise Le Mer. Le 01 janvier 2026 à 18h00
https://www.letelegramme.fr/finistere/crozon-29160/je-suis-reste-sept-mois-tout-seul-dans-un-etat-lamentable-a-crozon-bruno-confronte-a-lisolement-affectif-6956043.php
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Dossier surprise dans la presse numérique locale publié en fin
d'année 2025 juste avant le réveillon du nouvel an et son champagne festif,
à la fin des mandatures municipales en cours : la précarité en Presqu'île
de Crozon. Une presse de rond-point, de résultats sportifs et de faits-divers,
qui lisse les angles jusqu'aux arrondis les plus affadis, reflète "enfin"
la réalité de la vie en presqu'île de Crozon. La presqu'île des "Tout
va bien" vs la presqu'île des "Tout va mal". La beauté sauvage, les bleus
de mer contre la souffrance du désespoir, les bleus à l'âme voire au corps.
L'aisance et la bienséance versus la difficulté et la pauvreté perpétuelle.
Deux univers parallèles qui ne se côtoient pas tant ils sont étrangers.
Les uns dans les villas de bord de mer, les autres dans les caravanes
de fourré en rase campagne avec les bêtes sauvages… Un abîme entretenu
par les municipalités successives qui investissent dans les apparats et
les apparences… La pauvreté est confiée aux services sociaux et aux organismes
humanitaires qui évitent le pire mais qui sont dans l'incapacité de suppléer
à tous les manques. Au comptage des dépenses municipales allouées aux
"Tout va bien" et celles dédiées aux "Tout va mal", les uns profitent
d'un confort de vie à la hausse, les autres subissent l'enfermement de
l'aide sociale souvent à vie. Pauvres et enfants de pauvres pour peu que
ces derniers n'aient pas l'arithmétique ou la littérature pour passions
scolaires permettant des études en d'autres lieux, sont contraints pour
les plus avisés d'accepter des emplois peu qualifiés saisonniers. Juste
de quoi mettre du beurre dans les pâtes durant l'été. L'hiver, dans des
logements, si logements il y a, se passe lentement, isolément, dans une
grande humidité ambiante par manque de chauffage. L'alcool fait semblant
d'être gai.
Parmi les invraisemblances prétendument utiles : la communauté de communes
avait envisagé une subvention à l'achat d'un vélo pour une mobilité verte,
tant de pistes cyclables écologiques sont ouvertes à grands renforts de
financements ; les technocrates locaux roulant en voiture, ils ignorent
la ténacité des bosses presqu'îliennes à user les ménisques. Le vélo est
un art sportif pour les biens nourris. Autre plaisanterie : des stations
de vélo en location en libre-service très tendance. 245 000€ pour un flop
monumental tant les sévères dégradations rendaient le matériel inutilisable
sans oublier les vols. Pendant ce temps, des pauvres se demandent comment
se déplacer ? le temps de la vie à la ferme 24/24h n'est plus d'actualité.
L'emploi très hypothétique nécessite un déplacement.
Des sommes importantes sont parfois consacrées à l'achat de réserves foncières
sans projet qui se dévaluent à vue d'œil par manque d'entretien, par contre
l'investissement communal pour un plan emploi est inexistant. Pire, des
élus considèrent qu'il n'est pas dans le périmètre des responsabilités
municipales que d'organiser les conditions de l'emploi dans une commune.
Si par le passé, le plein-emploi étant la norme, l'emploi n'était pas
du ressort d'une municipalité, dorénavant avec cette pauvreté grandissante,
il est du devoir du maire de croiser les besoins des personnes isolées
avec ceux des personnes en disponibilité pour créer une dynamique de services
et de liens sociaux. L'indifférence envers la précarité de la part des
édiles fait glisser lentement mais sûrement la presqu'île de Crozon vers
une délinquance rampante avec la drogue pour fleuron ordinaire.
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