La cause et conséquence des accidents de la circulation ancienne et actuelle

B r e s t , 28 septembre 1874. — Vers onze heures du matin, Jacopin, Marie-Anne, âgée de 68 ans, cultivatrice au village de Kergoalen en Plebennec, traversait la roule qui longe la place de la Liberté. A ce moment passait une charrette à quatre roues conduite au pas par Guégantou, Jean-Marie, charretier au service de MM. Dubois et Le Gléau brasseurs à Lambézellec. Malgré les avertissements du cocher, qui en même temps s'efforçait d'arrêter son cheval, cette femme continua à s'avancer, fut renversée par un des brancards de la charrette et une des roues lui passa sur le corps. Dans le trajet de l'hospice sur lequel elle avait été dirigée de suite après l'accident, Marie Jacopin a rendu le dernier soupir.

Le Finistère

K e r f e u n t e u n , 4 avril 1885. — Dimanche, à 2 heures 1/2 du soir, le nommé Guéguen, Jean-Marie, âgé de 25 ans, domestique chez M. Delécluse, à Trégueflélec, en Kerfeunteun, a été tué par suite d'un accident de voiture, dans le chemin vicinal n° 4, qui mène du bourg de Kerfeunteun à la chapelle de Cozon. Ce malheureux jeune homme revenait de chercher un tombereau réparé à la Croix-des-Gardiens, lorsque, après avoir dépassé le bourg de Kerfeunteun, dans le petit chemin indiqué plus haut, il monta sur un brancard et lança son cheval à une allure désordonnée. Arrivé dans une courbe, près de la ferme de Missirien-Bian une des roues monta sur le talus, et le pauvre garçon jeté à terre où y étant déjà sauté, fut renversé par la roue gauche, qui lui passa sur le corps. Quelques mètres plus loin, la voiture était renversée avec le cheval. Guéguen relevé presque aussitôt par des passants expirait 3/4 d'heure plus tard sans avoir repris connaissance, malgré les soins qui lui furent prodigués.

L'Union monarchiste du Finistère.

Les accidents de la circulation ne sont pas une invention automobile, puisque que dès lors que l'homme s'est mis à employer des moyens techniques pour se déplacer, il a créé le danger inhérent aux usages nouveaux souvent sans pleine maîtrise de ceux-ci. Le défaut de maîtrise humaine est donc devenue l'éternelle cause de la mortalité routière. Une sévère conséquence de l'imprudence. Accident des villes, accident des champs, l'erreur de conduite est inhumaine au vu des souffrances engendrées...

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