Les loups de la presqu'île
de Crozon n'échappèrent pas à leurs mauvaises réputations largement
entretenues par des écrits historiques d'auteurs peu soucieux de la réalité
et épris de sauvagerie bucolique. Ainsi, les loups dévoreurs d'enfants
et des mères apeurées dans des villages de misère, ils s'en trouvent autant
que de lettres tracées sur des manuscrits divagants. Ce que l'on sait
se résume à peu de chose en réalité. On sait par exemple que les toponymes
presqu'îliens intégrant le mot bleiz (loup en breton) et moult variantes
(bleis, blei, blez) tendraient à prouver que les hameaux ainsi désignés
furent colonisés par des loups. Barbaou en fait de même, un loup supposé
plus féroce selon certaines sources. Maintenant reste à connaître le nombre
de loups que purent croiser les habitants de la presqu'île de Crozon.
Il est évident qu'il n'existe pas de statistique moyenâgeuse, pas plus
que de statistiques en aucune période historique. On parle alors du loup
et de sa prétendue férocité durant les périodes de disette. La famine
rend les chiens des fermes mordants car si les maîtres ne peuvent se nourrir,
ces bêtes divaguent de ferme en ferme pour trouver de la nourriture. Quand
un chien errant attaque un enfant c'est bien évidemment un loup et non
pas le chien du voisin qui cause le malheur. Des chiffres sur la population
des loups apparaissent dans des documents du 19ème siècle. On dénombre
200 à 300 loups dans le département du Finistère en 1800, sur quelle base
? Puis on en vient à 100 en 1860 avant que l'extinction ne soit un but
fixé par l'administration révolutionnaire à partir d'une réglementation
nationale : le décret des 22-30 avril 1790 autorise quiconque « à repousser
avec des armes à feu les bêtes fauves », une façon de désigner le loup
en priorité. Il n'y a donc plus de prérogative seigneuriale de chasse,
qui a un fusil ou un piège est autorisé à s'en servir. Les loups vont
se regrouper dans les forêts et éviter la présence humaine. Ensuite chaque
département a sa réglementation et ses gratifications en fonction des
cadavres rapportés. Le prix du loup, de la louve, du louveteau varie au
fil du temps. En certaines années fastes le chasseur n'étant pas rétribué
faute de financements administratifs, celui-ci repart avec un certificat
écrit de son exploit. Chaque maire instaure lui-même un arrêté municipal
à partir des années 1791 et suivantes. L'affaire est coûteuse pour le
budget famélique des municipalités. On s'intéresse alors à créer des fonctions
de louvetier afin de réduire les coups de la traque au loup ; quand cela
est encore trop dispendieux, on désigne un chasseur méritant ayant droit
de battue. Quoiqu'il en soit, chaque attaque animale est déclarée comme
étant une attaque de loups enragés… Les cas signalés sont essentiellement
localisés à Argol
et Telgruc... Pour les agriculteurs,
le bénéfice financier est apprécié comme en témoigne le journal le Finistère
:
"C h â t e a u l i n , 25 mai 1874. — Un cultivateur, d'Argol, s'est
présenté dans la journée à la mairie avec 8 louveteaux qu'il avait trouvés
dans un taillis. Suivant les instructions de l'administration supérieure
que nous rappelions samedi dernier, on lui a délivré les certificats nécessaires
pour l'obtention de la prime de 48 fr. à laquelle il a droit à raison
de 6 fr. par chaque louveteau. Vers 1890, il semblerait que le loup ait
été éradiqué en presqu'île de Crozon."
Une des ultimes traces du loup se lit dans le journal le Finistère du
samedi 1 juin 1878 :
"C r o z o n . — On nous écrit de Telgruc qu'une bande de six loups a
passé la semaine dernière sur le territoire de la commune, se dirigeant
vers Crozon. Ces loups ont ravagé plu- sieurs fermes, et enlevé force
moutons, notamment à Brospel. Dimanche 27 mai, M. Barjou, de Crozon, a
tué une louve. Il existe à Crozon un officier de louveterie ; nous aimons
à croire qu'il a dû immédiatement organiser une battue, dans le but de
débarrasser la contrée de la présence de ces peu intéressants carnassiers."
L'ultime loi anti-loup est celle du 3 août 1882 dont l'article le plus
attractif est la tarification :
40 francs pour un louveteau (- de 8 kg).
100 francs pour un loup ou une louve « non pleine ».
150 francs pour une louve « pleine ».
200 francs pour un loup qui a attaqué un être humain, preuve à l'appui.
La dernière prime versée en presqu'île échoit à Jean le Bot en Argol,
le 12 janvier 1890, pour avoir abattu une louve non-pleine.
Dans la réalité, le loup a peur de l'homme et si une louve se montre agressive
c'est qu'un louveteau est dans les parages... Par contre, si les chiens
errants font des dégâts parmi les brebis, les loups sont aussi chasseurs
de ce bétail sans défense.
Le loup est aujourd'hui avéré dans le centre du département du Finistère.
En 2025, des prédations supposées de loup ont été enregistrées sans confirmation
en presqu'île de Crozon (hors Camaret-sur-Mer et Roscanvel).
Faune
Bourdon
roux - Bourdon
des pierres - Bourdon
terrestre - Abeille - Abeille
charpentière - Taon - Les
mouches - Moucheron
des éviers - Araignée
crabe - Araignée
Epeire diadème - Araignée
Epeire concombre - Carabe
violet - Cétoine dorée
- Cardinal rouge - Criocère
du lys - Gendarme
- Chenilles processionnaires
- Nemate du saule (fausse
chenille) - Cicadelle
- Cercope - Hanneton commun
- Doryphore - Crache-sang
- Guêpe commune + reine
- Guêpe Poliste - Frelon
asiatique - Lamie tisserand
- Libellule Demoiselle Agrion
- Libellule déprimée
- Sympétrum strié - Punaise
verte - Punaise arlequin
- Punaise nébuleuse -
Syrphe - Criquet
du brome - Puceron vert
- Grand Puceron du saule - Tipule
Cousin - Otiorhynque
- Coccinelle à 7 points -
Lina du peuplier
- Fourmi genre Formica - Dasyte
émeraude - Oedémère Noble
- Acarien de l'ajonc - Cloporte
- Taupin acajou - Lucane
- Charançon
Méduses - Vélelle
- Ponte de calmars - Bucarde
- Telline - Crabe
coryste - Crabe vert Etrille
- Crabe araignée - Crevette
Bouquet - Dauphin - Dauphin
ambassadeur - Etoile de
mer - Vers Eulalie
- Hermelle - Huître
sauvage - Identification
des coquillages - Nasse
réticulée - Phoque - Pouce-pied
- Anatife - Tomate
de mer - Rorqual
- Baleine - Ligie
océanique - Oursin-cœur
- Serpule triangulaire
- Puce de mer / Talitre
- Capsule ovigères de Pourpre
Belette - Blaireau
- Martre des pins -
Chauve-souris - Cheval
breton - Chèvre - Chevreuil
- Ecureuil - Lapin
de Floride - Ragondin -
Musaraigne - Rat
brun
Crapaud - Triton
Lézard - Lézard
vert - Orvet - Salamandre
- Couleuvre à collier - Vipère
péliade - Hérisson
Escargot de mer - Escargot
des bois - Escargot
des jardins - Oxychilus
cellarius - Theba
pisana - Cochlicella
acuta - Escargot
de Quimper - Limace
Toile blanche
sur les plantes
Malédiction ou bienveillance de
la chouette ? Les loups
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