Incendies militaires à Brest

B r e s t , 11 mai 1875. — Vers 4 heures de l'après- midi, le feu s'est déclare dans les landes du fort Bouguen. Grâce è l'intelligent dévouement de M. Bracty, gardien du fort, aidé de MM. Charles de la Salle, sergent des tirailleurs algériens en retraite, et Mitaine, fonctionnaire caporal au 19è de ligne, on a pu se rendre maître de l'incendie qui a ravagé une étendue de landes de 39 mètres de long sur 13 de large. C'est à coups de haches qu'on est parvenu à abattre les landes embrasées, qui déjà flambaient à 80 mètres tout au plus de la poudrière. La cause de cet incendie est inconnue ; la rumeur publique accuse les vagabonds que l'on rencontre jour et nuit, surtout pendant l'été, dans les environs du fort Bouguen.

B r e s t , 25 mai 1875. — Vers une heure de l'après midi, un incendie s'est déclaré avec violence dans la maison portant le n° 11 de la rue haute-des-Sept Saints Celle maison servant de magasin de dépôt pour des chanvres et des chiffons, a fourni un facile aliment à l'incendie. C'est dans le haut de la maison que le feu semble avoir pris : la charpente a été vite consumée, et sa ruine a entraîné l'effondrement de la toiture. Dès le premier signal, les pompes ont été amenées, et le feu. vigoureusement attaqué, éteint vers trois heures. Les dégâts sont évalués à la somme de 15.000 francs environ, couverte par deux assurances. Quelques personnes ont été victimes d'accidents sans importance; un seul a de la gravité. Un jeune quartier maitre de manœuvre, le nommé Aumont, Pierre, en permission de deux mois, s'est trouvé pris sous un éboulement de ballots de chanvre, qu'il essayait de sauver du feu et il a eu la jambe gauche fracturée. Après un premier pansement, il a été transporté à l'hôpital maritime.

B r e s t , 21 octobre 1875. — Vers une heure 3/4 du malin, le feu s'est déclaré dans l'atelier du petit ajustage de l'arsenal. Aussitôt qu'il aperçut les flammes, le gardien s'est empressé de donner l'éveil en tirant trois coups de canon ; les cloches de la ville ont appelé le secours des pompiers et l'incendie a été promptement et vigoureusement attaqué. A 5 heures du matin. il était entièrement éteint. Les dépêches de l'agence Havas annoncent que les pertes causées par ce sinistre s'élèvent à un million. Les journaux de Brest, bien placés pour être renseignés, disent au contraire qu'elles ne dépassent pas 20,000 francs.

Le Finistère

Incendies civils à Brest

B R E S T, 14 octobre. — A 6 heures du matin, entrait dans le port de commerce et s'amarrait à la cale du grand bassin de Poullic-ni-Lor, le vapeur la Ville-d'Aurillac, capitaine Robinot, venant du Havre et chargé de sucre, café, riz, drilles, graisses, huiles, alcools et avirons, à destination de Brest et de Saint-Nazaire, au compte de M Odendahl, armateur à Brest. La veille, à 9 heures du soir, par une mer très mauvaise, un incendie s'était déclaré à bord. Le feu avait pris a l'arrière, à fond de cale, au milieu du chargement de drilles. Le capitaine avait fait aussitôt fermer les panneaux et forcer de vapeur pour gagner Brest. A son arrivée, dit le Républicain, les pompiers et la troupe sont venus lui porter secours et ont rivalisé d'ardeur et de dévouement pour combattre l'incendie qui n'avait cessé d'étendre ses ravages. Une foule nombreuse garnissait les quais et les parapets du cours pour contempler ce spectacle heureusement fort rare. On a pu débarquer les esprits et les bois, et on espérait que les dégâts ne seraient pas trop considérables, le feu ayant pu être concentré dans l'arrière du bâtiment. La plus grande partie de la cargaison est assurée au Havre.

Le Finistère du 16 octobre 1875

B R E S T . — Le feu a pris dimanche soir au premier étage d'une maison située au Moulin-à-Poudre, occupée par Mme veuve X., logeuse. Toute la partie supérieure de l'édifice a été incendiée.
L'un des pensionnaires, n'ayant pu se sauver à temps, a été, en partie retrouvé carbonisé dans les décombres (la tête et une jambe).
L'inhumation a eu lieu lundi matin.

Le Finistère du 13 avril 1887

L A M B E Z E L L E C . — On écrit le 25 à la Dépêche :
Ce matin, vers 7 h. 1/2 le sieur Manach, journalier au Restic, en Lambézellec, quittait sa demeure pour se rendre à son travail, à Poul-ar-Feunteun, laissant ses deux enfants couchés, un petit garçon de deux ans, dans un lit clos, une petite fille de huit mois et demi, dans son berceau. La femme Manach était allée porter des légumes à Kérinou. Quand elle rentra, vers huit heures, le berceau était renversé, et la petite fille était suspendue, prise au cou par le bandage qui servait à l'emmailloter, outre une table et un coffre près desquels se trouvait le berceau. La femme Manach se hâta de prendre son enfant : elle ne prit qu'un petit cadavre. Un médecin, appelé, ne put que constater le décès.

Le Finistère du 28 décembre 1887

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