A partir du 1er janvier 1888 et jusqu'au 1er juillet, les
vingt classes astreintes au service militaire se trouveront réparties
de la façon suivante : Armée active : classes de 1882, 1883, 1884,1885
et 1886 ;
Réserve de l'armée active : classes de 1878,1879, 1880 et 1881 ;
Armée territoriale: classes de 1873, 1874, 1875, 1876 et 1877 ;
Réserve de l'armée territoriale : classes 1867, 1868, 1869, 1870, 1871
et 1872.
Les hommes appartenant à la classe de 1867 se trouveront libérés complètement
de tout service au 1er juillet 1888.
Deux classes de réservistes sont appelées régulièrement à accomplir une
période d'exercices en 1888: celles de 1879 et 1881.
Dans l'armée territoriale, la convocation com- prendra la première partie
des classes de 1876 et 1877.
Les dispensés. — Les dispensés de la classe de 1886 en vertu de l'article
17 de la loi de 1872, qui accomplissent en ce moment sous les drapeaux
une période d'instruction commencée avec l'appel de cette classe, seront
renvoyés dans leurs foyers le 30 courant. Des ordres sont envoyés à cet
effet aux états-majors des corps d'armée.
Les exigences du recrutement nuisant beaucoup au service régulier de la
gendarmerie, les ministères de la justice, de l'intérieur et de la guerre,
vont mettre à l'étude la question de savoir s'il ne convient pas d'utiliser
les maires, les gardes champêtres, les agents des postes et de police
pour la notification des ordres d'appel sous les drapeaux et pour la remise
des livrets individuels. On sait que, jusqu'à présent, les officiers devaient
porter la tenue du jour à partir d'une heure de l'après-midi. Or la tenue
du jour comporte le pantalon d'ordonnance et le sabre. Qu'arrive-t-il
? C'est que les officiers de cavalerie étaient presque constamment dans
une tenue irrégulière, car ils sont pour la plupart obligés de conserver
jusqu'à quatre ou cinq heures la botte et la culotte, en raison des exigences
du travail de manège et de l'instruction des recrues.
Le ministre vient de décider que dorénavant les officiers montés de toutes
armes pourront porter la botte pendant toute la journée ; ils seront simple-
ment astreints à prendre le sabre dans l'après-midi.
Le tirage
au sort de la classe 1887 est organisé dans les communes du Finistère
en janvier et février.
La milice garde-côte pratique aussi le tirage au sort. La bataille de Trez Rouz en fut l'exemple.
Equipages de la flotte. — Les jeunes gens de la classe de
1887 pourront s'engager, pendant le mois de février, dans le corps des
équipages de la flotte. Ces engagements sont ouverts au ministère de la
marine à Paris et dans les cinq ports militaires. Les intéressés seront
reçus comme apprentis marins. Ceux qui exercent les professions de forgeron,
chaudronnier en fer ou en cuivre, pourront être admis comme ouvriers mécaniciens
sur la production d'un certificat d'aptitude délivré par un arsenal militaire.
L'Union monarchique du Finistère du 4 février 1888
affaires militaires
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