Les cloches de l'église Saint Pierre de Crozon

Cloche : Marie-Jeanne Elisa
Nom du fondeur : Cornille Havard à Villedieu-les-Poêles
Diamètre : 1102 mm
Poids : ±800 Kg
Note perçue : Fa3

Cloche : Marie Corentine
Nom du fondeur : Cornille Havard à Villedieu-les-Poêles
Diamètre : 844 mm
Poids : ±400 Kg
Note perçue : La3

Cloche : Marie Thérèse
Nom du fondeur : Cornille Havard à Villedieu-les-Poêles
Diamètre : 980 mm
Poids : ±550 Kg
Note perçue : Fa#3

Affichage public en l'église.

Quatre cloches descendues le 18 septembre 2025 par grue mobile. Marie-Paule est envoyée pour restauration à Cholet. Une fois de plus le clocher de l'église St Pierre de Crozon nécessite des travaux de réfection du beffroi intérieur. Sinon les trois autres cloches furent visibles en l'église le temps des travaux. Marie-Paule retrouva ses consœurs lors de la réinstallation du 4 novembre 2025. Coût total pour la commune 85000€ TTC.

Marie-Thérèse, rénovation de la cloche de l'église de Crozon

Qu'elle chante ou qu'elle pleure
Ma voix toujours prie
En l'an de grâce 1961
Sous le pontificat de S S Jean XXIII
J'ai été bénite (22 mai 1961)
Par son excellence Mgr André Fauvel
Evêque de Quimper et de Léon
Abbé Yves le Bihan étant curé doyen
Albert le Lann Maire
de Crozon

Fonderie Cornille-Havard Villedieu-les-Poêles

J'ai été nommée
Marie-Thérèse
Par Mrs Louis Mammani CP et Alain Derrien
Parrains
Et Mmes Drevillon née Thérèse Guillou
Cornec née Marie-Jeanne Beauguion
Marraines

Marie Thérèse, cloche méritante du clocher de l'église de Crozon a retrouvé sa jeunesse après une rénovation en novembre 2016 (5344€ ht).

Le clocher de Crozon dispose de quatre cloches : Marie-Paule (1100 kg), Marie-Jeanne-Elisa (800 kg), Marie-Thérèse (550 kg), Marie-Corentine (400 kg). Toutes ces cloches ont été fondues le 6 mai 1961 à Villedieu-les-Poêles haut lieu de fonte normand. Elles sont les descendantes directes des trois cloches d'origine (Jeanne-Marie 1902, Marie-Françoise 1905, Marie-Ernestine-Jeannie 1860) qui ont été détériorées à la libération de Crozon.

Un clocher est chose éminemment fragile car exposé aux intempéries, au soleil, à la foudre. Au 19ème siècle, l'église d'alors souffre de plusieurs faiblesses de conception dont le clocher (circulaire et de mauvaise qualité structurelle et matérielle) que le curé, en 1832, décrit en péril : "... est urgent de réparer le clocher qui présente non seulement de fortes anguilles [lézardes NDLR], mais encore des ouvertures effrayantes." Ce n'est qu'en 1840 qu'un premier paratonnerre est installé après le foudroiement de 1839 constaté en préfecture. Les années passent et l'on constate la fragilité croissante du clocher en plein bourg avec des citoyens préoccupés par les foires, les cérémonies, le commerce, etc. 1862 - L'architecte Jules Boyer est mandaté pour une estimation des travaux de démolition et de reconstruction et le bilan de l'expertise est hors de portée d'une municipalité sans grands revenus. La mairie cherche à convaincre l'administration de l'Etat que l'usage d'un mât à pavillon (Ministère de la Marine) et d'une antenne de télégraphie (Ministère de L'Intérieur) sont de nature à altérer le bâti du clocher. Les sollicitations resteront apparemment sans effet si ce n'est que la Marine demande que le sommet du clocher soit construit en marbre blanc car ce dernier sera visible en tant qu'amer dans la baie de Douarnenez. L'entreprise de travaux de Morlaix Chauvelon signe le marché le 26 mai 1866. La construction est achevée en 1867... Et les cloches sont installées à l'automne 1868. Hervé-René-Thomas Louboutin, médecin et maire dans sa chasse aux gaspillages des deniers communaux avait refusé la éception des travaux sans l'installation des cloche mais le devis n'en comportait pas la mention. Ce fut la fonderie Jean sise à Quimper qui se chargea de la remontées des cloches de l'époque qui seront changées lors de la rénovation de l'église 1899-1901.

Le clocher est abîmé en 1944 par des tirs d'obus.

1958 - Nouveau foudroiement qui fait tomber des pierres sur l'édifice. Nouveau paratonnerre de l'entreprise Pouyet.

Une restauration par démontage et remontage sous l'expertise de l'architecte Beverina et dont l'exécution est confiée à l'entreprise Courté fréquemment sollicitée pour divers chantiers en presqu'île de Crozon, est réalisée en 1961 avec une refonte des cloches.

°°°

Bâtiments publics Cale de St Nicolas Calvaires de Crozon Cap de la Chèvre Les carrières de Poulpatré Chapelles Cimetière de Crozon Colonies Ecoles & collège Eglise Saint Pierre et presbytère Les cloches de l'église L'étang de l'Aber Fontaines Four à Chaux de Rozan Bars hôtels restaurants Ile Perdue Pointe et éperon barré de Lostmarc'h Maisons de nobles Manoirs Menez Gorre Menhirs & dolmens Moulins à vent Personnalités "Petite ville de demain" Plage de Lostmarc'h Plage de la Palue / Palud Plage du Portzic Plage de Postolonnec Pointe du Guern / Tréboul Pont de Kervéneuré Ramassage industriel des galets Rostellec Histoires de rues Saint Norgard St Fiacre Tal-ar-Groas Ile Vierge L'urbanisme de la démolition Boulodrome L'île de l'Aber Bureau d'octroi

°°°

Défense militaire Géologie

Pages récentes : Hôtel Gradlon en Telgruc • Urbanisation du littoral 1970PRECARITECimetière de Telgruc • Bureau d'octroi de Crozon • Les unités de la Luftwaffe présentent en presqu'île de Crozon • Plage du PortzicRégate voiliers modèles-réduitsToul & TrouPiste cyclable en milieu urbain : dangers déplacés • L'état des lieux de Cambry • L'île de l'Aber selon la PylaieL'île de l'AberEpave sur terrain privéConsessions dans le rougeCiterne souple tendance ? • plage du Veryac'h



°°°

© 2012-2026