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Batteries côtières du 18ème siècle sur la côte Est de Roscanvel

Position de la batterie de Courest (Gouerest). Le voilier de plaisance en mouillage forain correspond approximativement à la portée "précise" des canons du 18ème siècle. La haie en fond ressemble en volume à un talus de tir derrière lequel les canons étaient disposés en ligne parallèle par rapport à la côte.

Corps de garde transformé de la batterie du Gouerest.

Avant la refonte des batteries côtières de 1841, la côte de Roscanvel côté Rade de Brest (côte Est) comportait 5 batteries de canons pour être en mesure d'empêcher le mouillage d'une flotte ennemie devant Brest et de prendre à revers la presqu'île de Roscanvel et ainsi faire tomber la Pointe des Espagnols haut lieu défensif. Cette zone à l'abri servait aussi au mouillage de l'escadre française en période de friction avec l'Angleterre. Il vous faut imaginer des dizaines de navires de guerre à voile parfaitement « rangés » sur un plan d'eau devant Brest.
La batterie la plus au Nord était celle du Lez (Est du hameau éponyme) – 4 canons.
La batterie du Courest (Sud-Est de Gouerest) – 8 canons alignés en 2x4, disposait d'un corps de garde et d'une poudrière en dur.
La batterie de Bégéozu (Est de Trégoudan) – 4 canons.
La batterie du Run – 4 canons mais dont le site fut réemployé pour une nouvelle batterie (Les 3 Bosses proche de Pont Scorff) du 19ème dont les vestiges sont encore existants.
La batterie de Roscanvel – 4 canons à proximité Est de l'actuel corps de garde 1846 de Roscanvel.

Ces batteries du 18ème siècle étaient un petit alignement de canons de marine (employés à bord des navires) disparates en plein champ derrière une ligne de terre surélevée. Des canons vite rouillés surveillés négligemment par des villageois enrôlés dans un service de milice côtière. L'armée n'était présente qu'en cas de guerre. Seule la batterie du Gouerest devait avoir une importance supérieure pour disposer d'une poudrière. Ce petit bâti, aujourd'hui disparu, permettait le stockage des poudres à canon au sec et devait peut-être subvenir aux éventuels besoins des batteries de proximité. Le corps de garde de cette batterie existe encore aujourd'hui, transformé en habitation depuis le 19ème siècle après l'abandon de ces batteries inusitées. Ce corps de garde logeait les artilleurs en situation d'alerte et pouvait être occupé par un gardien civil en temps de paix.

Batterie du Gouerest :
48° 19' 33.13" N
4° 32' 42.2" O

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