B R E S T . — Nous lisons dans l'Union républicaine de
mercredi : Dimanche soir, un voyageur, arrivant par le train de 11 heures
et demie, aurait été attaqué, près la porte Foy, par trois malfaiteurs.
Il serait parvenu à se débarrasser d'eux et aurait même conduit au poste
du champ-de-Bataille l'un de ses agresseurs.
B R E S T . — Hier, la police a procédé à l'arrestation d'un ecclésiastique
inculpé d'attentats à la pudeur sur la personne de jeunes enfants. Il
nous répugne d'aventurer noire plume plus avant en pareille matière. C'est
à la justice, s'il y a lieu, à accomplir son œuvre, et à donner satisfaction
à la morale publique trop souvent outragée par ceux-là mêmes qui font
profession de la défendre.
Le Finistère du 20 avril 1878
B R E S T . — Le Petit Brestois signale la mort d'une dame Mignard, âgée
de 70 ans, dont l'acte de naissance révèle une particularité digne de
remarque : celle dame est née le 1er janvier 1800, et sa naissance est
la première inscrite sur les registres de l'état-civil. Nous avons donc
raison de dire que Mme Mignard est la première femme du siècle,.. à Brest,
ajoute notre confrère.
Le Finistère du 19 avril 1879
B R E S T . — On lit dans le Petit Brestois :
Pendant que Mme Caroff, demeurant au Moulin-à-Vent (Petit Paris), était
en train de traire une vache, un rat très indiscret s'est glissé sournoisement
sous ses jupons et se mettait en devoir de grimper le long de ses jambes
: la pauvre femme a voulu s'en débarrasser, mais, au moment où elle empoignait
le polisson, elle a été mordue cruellement à la mai ; l'extrémité de l'index
a même été emportée.
Le Finistère du 23 avril 1879
L A M B E Z E L L E C — Voici, dit l'Union Républicaine, une bonne manière
de tirer vengeance d'une insulte. Les pauvres en profitent, et celui qui
paie l'amende doit, lui-même, en somme, moins regretter son argent quand
il connaît l'emploi généreux qui en est fait. Ces réflexions nous sont
inspirées par la lettre suivante que nous recevons de l'honorable M. Berard,
maire de Lambézellec : Lambézellec. 6 Juin 1879.
Monsieur le Rédacteur,
« M. Bellour, marchand boucher à Lambézellec, ayant été insulté, a fait
condamner l'insulteur à 200 fr. d'amende. Il a mis 120 fr. à la disposition
de la commune, pour être délivrés en pain aux indigents.
« Une commission prise dans le sein du Conseil municipal, a arrêté la
liste des personnes qui prendront part à cette libéralité. Chacune d'elles
recevra un bon de pain, avec lequel mardi prochain 10 juin, elle pourront
se présenter chez M. Bellour. C'est là un acte de générosité qu'on ne
saurait trop louer.
« Tout à vous Bernard »
Le Finistère du 11 juin 1879
B R E S T . — Un bien triste accident a eu lieu jeudi dernier en gare
de Brest, â l'entrée du train de 6 h. 45 de l'après-midi. Voici, suivant
ce qui nous a été raconté, comment le malheur est arrivé. Le train était
arrêté au contrôle, ou l'on recueille les billets des voyageurs. Le surveillant
chargé de ce soin venait de terminer son service, et le signal d'entrée
en gare donné, il se disposait à prendre place à côté du serre-frein,
à la queue du train ; mais en se hâtant pour gravir l'escalier, son pied
manqua, au moment même où le train se remettait en marche; perdant l'équilibre,
le malheureux employé tomba, et d'une façon si malencontreuse, qu'il glissa
la tête en avant sous les roues du wagon ; il a été littéralement broyé.
La victime de ce triste accident, Ménec (Jean-Marie), était âgé de 39
ans ; il était marié et père d'un enfant.
Le Finistère du 11 juin 1879
B R E S T . — Il est né Jeudi dernier, entre 10 et 11 heures du matin,
à la grande ménagerie Pezon, qui se trouve actuellement à Brest, trois
lionceaux : une femelle et deux mâles. La mère et les enfants se portent
bien.
L'Union Républicaine, à qui nous empruntons celle intéressante nouvelle
ajoute : Lady Bellone, qui est une très grande dame habituée à tous les
raffinements de la vie civilisée, ne nourrit pas elle-même ses enfants.
On leur a donné une nourrice sur lieu. Cette auxiliaire lactifère est
une bonne et brave chienne basset, qui remplit, avec le plus grand dévouement,
ses importantes fonctions et ses gourmands nourrissons.
Le Finistère du 30 juillet 1879
B R E S T . — Nous lisons dans l'Union républicaine de jeudi :
Un triste événement a jeté, hier, l'émoi dans une partie de notre population.
Un banquier, établi à Brest depuis quelques années, M. S.. , s'est donné
volontairement la mort en se tirant un coup de revolver dans la région
du cœur. On devine aisément les motifs qui l'ont poussé à cette funeste
détermination. Les dernières fluctuations de la cote des valeurs industrielles
qui, presque toutes, après une hausse excessive, sont tombées subitement
à la baisse, font présumer, avec toute apparence de raison, qu'il aura
éprouvé de grandes pertes d'argent au jeu de la Bourse. Ne pouvant faire
face à ses obligations, le malheureux s'est sauvé du déshonneur dans la
mort. M. S... était marié et père, de famille. La veille, sous un prétexte
quelconque, il avait décidé sa femme à quitter Brest pour une ville voisine
où habite une partie de sa famille. Le malin même, il avait encore, dit-on,
conduit un des siens au chemin de fer. En revenant de la gare, il se rendit
dans une petite maison de campagne qu'il possédait aux environs ; c'est
là qu'il mit fin à ses jours. Un grand nombre de nos concitoyens ont des
sommes plus ou moins considérables placées en dépôt ou engagées dans les
spéculations de la maison de banque dont 11 était le directeur. Cette
mort a produit une émotion qui est loin encore d'être dissipée.
Le Finistère du 8 novembre 1879
B R E S T . — Nous avons mentionné, d'après les journaux de Brest, le
suicide de M. Sossa, banquier, qui avait fondé dans cette ville le Comptoir
de Bretagne, avec succursale à Lorient. La faillite a été déclarée. On
ne peut calculer encore le montant des pertes, qui frappent un grand nombre
de petits commerçants et rentiers ; on parle de deux millions de francs.
La femme de M. Sossa a disparu, ainsi que son neveu, qui dirigeait la
succursale de Lorient.
Le Finistère du 19 novembre 1879
B R E S T . — Nous apprenons avec plaisir qu'un honorable industriel de
Brest, M, Victor Lapierre, vient d'obtenir une nouvelle médaille d'or
pour ses granits, à l'Exposition des Sciences appliquées à l'Industrie.
C'est la troisième médaille d'or qu'il obtient cette année.
Le Finistère du 26 novembre 1879
Victor Lapierre est un sculpteur brestois connu, architecte, maître d'œuvre
et entrepreneur. Son travail de référence est d'avoir été le maître d'œuvre
du Manoir de Kerstears en granit – devenu Lycée Fénelon au 105 chemin
de Ker Stears, ceci en 1860. Bénéficiaire : l’ingénieur et architecte
écossais John Burnett Stears, investisseur en 1841 de l’usine à gaz du
Forestou.
L ' H I V E R
A mon Petit-Fils
Elève du Lycée de
Brest
Tout est sombre. Un brouillard enveloppe la mer.
Tout est mort, et la terre est froide : C'est l'hiver.
La neige, sur le sol, semble un tombeau de marbre.
On n'entend plus chanter un seul oiseau dans l'arbre.
Pauvres petits oiseaux ! Vos chants pleins de douceur
Se taisent ! Craignez-vous le retour du chasseur ?
L'hiver, c'est la saison de la grande hécatombe ;
L'hiver, tout est frappé, tout est fauché, tout tombe.
On dirait que Dieu fit l'hiver pour prévenir
Tous les êtres que tout ce qui vit doit finir.
L'Année est-elle donc l'image de la vie ?
Belle au printemps ; l'été, belle encore et ravie;
Elle entre dans l'automne et, bientôt sur le seuil
De l'hiver, elle prend un vêtement de deuil.
C'est la Loi. Cette loi du Dieu qui nous gouverne
Veut que, dans la Nature, ici-bas tout alterne;
C'est de là que provient l'équilibre et l'accord ;
Ce qui fait que la vie est juste, c'est la mort.
II
L'hiver !.. Que ce mot là contient de tristes choses !..
Mais ce n est pas, mon fils, l'effeuillement des roses
Qui fait que l'hiver est si triste à regarder;
Ce n'est pas l'ouragan que l'on entend gronder
Qui fait que l'hiver est si rempli de désastres.
Ce n'est pas le nuage étendu sur les astres
Qui fait que le soleil est si lugubre à voir
Quand, l'hiver, ou plein jour on se croirait au soir.
Non, ce n'est pas cela qui rend l'hiver terrible ;
C'est le dépouillement, c'est la misère horrible ;
C'est le froid qui grelotte et ne peut se couvrir ;
C'est la faim qui s'affame et ne peut se nourrir,
Et pour lesquels, parfois, si prompte, si pressante
Que soit la charité, l'aumône est impuissante.
Aveugle, elle est trompée ou n'agit qu'à demi :
Le froid, c'est le bourreau ; la faim, c'est l'ennemi.
Et bien souvent l'aumône, entre ces deux athlètes,
Est impuissante ou fait des œuvres incomplètes.
III
Viens, mon enfant, et vois ce que c'est que l'hiver ;
Viens. Entrons dans ce bouge, entrons dans cet enfer.
Vois le pauvre chez lui : vois tous ces enfants pâles
Qu'on berce avec des chants tristes comme les râles.
Vois la table sans pain ; vois le foyer sans feu,
Et regarde, à travers le toit, si tu vois Dieu !...
Le vois tu ?
Je le vois. C'est son bras qui te porte :
C'est sa main qui te guide et t'ouvre cette porte.
Ce qui met dans ton cœur ce sentiment humain,
Cet amour pour le pauvre, ô mon fils, c'est sa main !
Mais l'hiver n'a t il donc qu'heures ternes et sombres,
Et que jours sans lumière, et que nuits pleines d'ombres ?
Que frimas au dehors, au dedans que douleurs ?
N'a-t-il donc pas de fruits ? N'a-t-il donc pas de fleurs ?
Est-il stérile ?...
Non : Pour les grands de ce monde,
C'est la saison superbe et la saison féconde :
Leurs serres ont des fleurs et des fruits sans pareils ;
Leurs palais, des flambeaux plus beaux que des soleils ;
Des chambres de velours, si douces, si soyeuses,
Si chaudes, qu'elles sont de l'hiver oublieuses ;
De merveilleux banquets, miraculeux à voir,
Qui finissent le jour et commencent le soir.
Viens ! laissons là le riche. —
Entr'ouvre la fenêtre.
Viens voir l'hiver du pauvre et quitte ton bien-être.
Ecoute l'ouragan et quitte ton salon,
Pour aller, à travers la neige et l'aquilon,
Secourir la misère et porter ton aumône.
Obéis à la voix d'en haut qui te dit : — Donne ! —
Donne !...
Celui qui meurt de faim dans son grenier,
C'est ton frère. Ton Dieu défend de le nier.
Celui qui meurt de froid et râle sur la cendre,
C'est ton frère. Ton Dieu l'ordonne de l'entendre.
Nourris le, mon enfant ; réchauffe-le... Si peu
Que tu fasses, tu vas obéir à ton Dieu.
Madame A PENQUER. [épouse du maire de Brest NDLR]
Brest, le 9 Janvier 1880
Le Finistère du 17 janvier 1880
Alexandrine Françoise Éloïse Léocadie Hersent-Penquer poétesse ayant fréquenté
à Paris Victor Hugo, Lamartine, de Hérédia, Leconte de Lisle... Elle ouvre
un salon littéraire au 16 rue du Château à Brest, soit son domicile.
B R E S T . — Le 19 avril a eu lieu une intéressante séance de la Société
académique de Brest. Il s'agissait de la remise d'un prix de littérature
décerné par la Société à l'un de ses membres, M. Mével, pour son Mémoire
sur Emile Souvestre. La veuve de notre grand et regretté romancier breton,
informée du sujet mis au concours par la Société académique, avait tenu
à honneur de venir elle-même remettre au lauréat la médaille de vermeil
décernée au mérite de son étude. La présence de Madame Souvestre donnait
à la réunion d'hier soir, un attrait tout particulier.
L'honorable vice-président de la Société académique de Brest, M. Joubert,
s'est fait l'interprète éloquent du sentiment général, dans les compliments
qu'il a adressés à Madame Souvestre, à qui la Société académique a décerné
un diplôme de membre honoraire.
Le Finistère du 21 avril 1880
B R E S T . — M . Prosper Bameule, caissier de la succursale de la Banque
du France à Brest, est nommé avec avancement à la succursale de Dunkerque.
Le Finistère du 1er mai 1880
La Banque de France avait des agences physiques dans les grandes villes
avant de laisser la place à des réseaux bancaires privés.
B R E S T . — Dans la nuit de dimanche à lundi, vers minuit, deux militaires
et un bourgeois qui suivaient la route de Pontanézen ont été attaqués
près de la fabrique de M. Guézennec, par huit individus qui ont profilé
du moment où l'un d'eux s'était arrêté pour se jeter sur eux. Les deux
militaires se sont échappés assez mal menés, mais le bourgeois accablé
par quatre de ces bandits a été laissé pour mort, on lui a volé son chapeau,
sa cravate et quelque argent qu'il avait sur lui. 11 a pu, toutefois,
après le départ de ses agresseurs se rendre au bureau de police pour y
faire sa déclaration. Il est dans un état déplorable ayant, lorsqu'il
était à terre, reçu des coups de talon sur la tête, car l'un des agresseurs
l'ayant reconnu, s'écria: c'est un tel, achevons-le ou nous sommes perdus.
Ces huit malfaiteurs sont aujourd'hui connus.
Le Finistère du 5 juin 1880
B R E S T . — La Société nationale d'agriculture de France vient de décerner
une médaille d'argent (section de grande culture) à M. Le Bihan, propriétaire
agriculteur à Brest.
Le Finistère du 30 juin 1880
B R E S T . — Sur la proposition du ministre de l'instruction publique,
le Conseil d'Etat a présenté à la signature du président de la République,
un décret aux termes duquel la Société académique de Brest serait déclarée,
d'utilité publique.
Le Finistère du 7 août 1880
B R E S T . — L'Union Républicaine annonce que le Musée de Brest vient
d'obtenir de l'Etat, par l'entremise de M. Camescasse, un tableau très
remarqué au dernier Salon, Camille Desmoulins au Palais-Royal.
Le Finistère du 13 octobre 1880
B R E S T .— Brest a eu sa cavalcade de la mi-carême. L'Union nous en
fait la description. L'Océan lui-même déclare qu'il était loin d'être
hostile à cette fête. Il va jusqu'à faire un timide éloge « de celle cavalcade
organisée par des jeunes gens qui y ont mis beaucoup d'entrain. »
L'Océan [ presse monarchique NDLR ], en celle occasion, a fait preuve
de bon sens, il faut le reconnaître.
Le Finistère du 2 avril 1881
B R E S T . — Les ouvriers ferblantiers sont en grève depuis lundi. Ils
demandent une réduction des heures de travail sans diminution de salaire.
Les patrons, réunis le 23 avril, ont repoussé les propositions des ouvriers.
On espère néanmoins qu'un accord ne tardera pas à s'établir, la majorité
des patrons ayant d'abord paru disposés à faire les concessions qui leur
étaient demandées.
Le Finistère du 30 avril 1881
B R E S T . — La grève des ferblantiers est terminée. — A la suite d'une
réunion, une entente mutuelle s'est faite entre patrons et ouvriers ;
ces derniers ont déclaré accepter le paiement à l'heure qui leur était
proposé. Bien entendu le prix de l'heure a été fixé pour chaque catégorie
d'ouvriers et apprentis.
Le Finistère du 7 mai 1881
B R E S T . — Trois prisonniers, dont deux condamnés pour vol, et le troisième
détenu préventivement, se sont évadés, dans la nuit du 7 au 8 mars, du
fort Bouguen.
Le Finistère du 10 mars 1883
B R E S T . — La Société académique de Brest organise en ce moment une
Exposition de Géographie qui aura lieu du 3 au 7 juin et coïncidera avec
le Concours hippique qui a lieu du 13 au 17. Chaque jour, pondant cette
quinzaine, une Conférence géographique aura lieu dans une des salles de
l'Académie qui, à cette occasion, fait appel à tous les amateurs et collectionneurs
qui voudront bien lui confier les objets qu'ils possèdent et qui concernent
la mesure et la description de la terre, les climats, les productions,
la race, les mœurs, les arts et l'histoire des peuples étrangers à l'Europe.
Pour toute communication, écrire à M. Froger, secrétaire du Comité, à
l'établissement des Pupilles de la Marine, à Brest.
Le Finistère du 11 avril 1883
B R E S T , 11 juillet, — Le jeune Forget, Emile, âgé de 4 ans, demeurant
rue de Paris, n°80 , est tombé d'une croisée, d'où il regardait ; monté
sur une chaise, passer la musique du 19ème de ligne. Dans sa chute, cet
enfant s'est fracturé le crâne et est mort quelques heures après.
Le Finistère du 18 juillet 1883
B R E S T . — M. Biron, un des plus notables citoyens de Brest, est décédé
la semaine dernière.— M. Chevillotte, président de la Chambre de commerce
de Brest a rappelé sur sa tombe, la féconde carrière de cet homme de bien,
de ce travailleur infatigable. Comme membre et vice-président de la Chambre
de commerce, dont il faisait partie depuis 1872, comme juge au Tribunal
de commerce, où il a siégé pendant plusieurs années, Biron s'est toujours
signalé entre tous par son amour du bien, par son dévouement aux intérêts
publics. M. Chevillotte n'a été que l'écho de tous les Brestois en rendant
un hommage ému à la mémoire de M. Biron.
Le Finistère du 8 décembre 1883
B R E S T . — Le chef de comptabilité de la Trésorerie générale dit l'Union
Républicaine de Brest a été arrêté vendredi, sous l'inculpation de détournements
au préjudice du Trésor ; depuis le 1er janvier, cet employé paraissait
peu à son bureau, se disant malade. M. do Villentroy, successeur de M.
Pigeard, ayant eu la pensée d'examiner ses livres, remarqua bien vite
des irrégularités et des grattages qui lui inspirèrent des soupçons. M.
Lamy, ancien fondé de pouvoirs du Trésorier-payeur général, ayant été
chargé de questionner l'inculpé, obtint de lui l'aveu de divers détournements
s'élevant à une somme de 85,000 fr. environ.
En annonçant la nomination de M. de Villentroy à la Trésorerie générale
du Finistère, nous avons reproduit d'après le Journal de Laval une note
des plus élogieuses pour ce haut fonctionnaire. D'après tout ce que nous
apprenons et voyons depuis son installation, ces éloges sont parfaitement
justifiés.
Le nouveau Trésorier-payeur général est expert dans les diverses branches
de son service ; travailleur infatigable, Il est lui-même le premier de
ses employés, au milieu desquels il travaille afin d'exercer une surveillance
plus efficace.
Le Finistère du 23 janvier 1884
B R E S T . — Nous lisons dans l'Océan, qu'à la suite de nouvelles investigations
faites sur les livres de la Trésorerie générale, le sieur Jannest (Saint-Hilaire),
chef de bureau, a été arrêté vendredi, sous l'inculpation de faux en écriture.
Le Finistère du 6 février 1884
B R E S T . — Les journaux de cette ville annoncent qu'une jeune fille,
employée comme domestique chez un fruitier, a gagné un lot de 10,000 fr.
au dernier tirage de la Loterie des Arts Décoratifs.
Le Finistère du 9 février 1884
B R E S T . — Avant-hier, dit l'Union républicaine de jeudi, vers huit
heures du soir, il y avait rassemblement rue de Siam, près du débit de
Mme veuve Flers, situé à l'angle de cette rue et de la rue Monge. Le nommé
Le Bras, Eugène, couvreur, et sa femme, ménagère, âgés tous deux de vingt
quatre ans, venaient de recevoir chacun un coup de couteau, le mari au-dessus
de l'œil droit et sa femme au bras droit. Ces coups avaient été donnés
par un sieur B..., portefaix,
âge de 50 ans, demeurant rue Neuve des Sept Saints, chez les époux C...,
même rue n" 12. La femme C... a reçu aussi de B... un coup de pied dans
le bas ventre ; elle a été renversée et, dans sa chute, s'est fait une
blessure à la tête. Les blessés ont reçu les soins de M. Guéguant, pharmacien,
rue de Siam, 109.
Le Finistère du 25 octobre 1884
B R E S T . — Un incendie s'est déclaré
dimanche soir, dans une vieille maison de
la rue Neuve-des Sept-Saints, appartenant à
M. Poulmarch.
Malgré la promptitude des secours la
maison incendiée a été complètement détruite
et les pauvres mobiliers des locataires ont été
la proie des flammes.
La maison dont il s'agit était occupée par
les familles Le Coat, Balcon, Rohou et par
le nommé Lagadec.
Peu de minutes après le commencement
de l'incendie, la maison était tout en flammes.
On ne peut que se livrer à des conjectures
sur la cause de l'incendie. On présume,
cependant, que ce sont les nommés Rohou,
Eugène, et Depatrer, Louis, dont les cadavres
carbonisés, ont été retrouvés dans une pièce
du rez-de-chaussée, qui, étant ivres, ont
inconsciemment mis le feu à des tas de paille
qui leur servaient de couches.
Le Finistère du 14 octobre 1885
affaires civiles
Affaires maritimes • Le socialisme d'avant • Assises • Fausse monnaie • Port de commerce • Histoire de l'école à Brest • Promesses de mariage • Marché de Brest • Guano • Le lycée de Brest • Prise du théâtre de Brest par les baïonnettes de l'armée • Procès outrage public à la pudeur • Manifestation au port • Pétition contre les jésuites • Laïcisation • Denier des écoles chrétiennes • Statue d'Urbain II • Nathalie Duval Le Mel • Colons libres • Légion d'honneur indue • Cimetière • Place de la Liberté • Accidents • Accidents mortels • Morts de rue • Portefaix • Boucherie chevaline • Cheval • Câble transatlantique • Télégraphe • Transatlantique • Féminicide • Violences • Condition des femmes • Petit couvent • Prostitution • Enfants abandonnés • Mendicité • Travail des enfants • Monarchiste • Personnalités débarquées • Personnalités reconnues • Leroy de Keraniou • Suicides • Epidémies • Recrutements civils • Laïcité • Météo • Affaires et faits civils • Rue des Sept-Saints • Décisions municipales envers l'église • Elections municipales • Elections législatives
°°°
Pages récentes : Le socialisme d'antan • Assises • Législatives • Fausse monnaie • Histoire de l'école • Promesses de mariage • Guano • Le lycée de Brest • Affaires militaires diverses • Petit couvent • Ecole navale • Prostitution • Prise du théâtre de Brest par les baïonnettes de l'armée • Le malheur des douves • Enfants abandonnés • Statue du pape Urbain II • Boucherie chevaline • Versement des pensions de retraite • Le câble transatlantique • Le denier des écoles chrétiennes • La condition des filles au 19ème siècle • Délégations et personnalités japonaises • La fête du 14 juillet 1889 à Brest : le scandale politique • Escadre mobile en manœuvre • Accidents de la circulation • Les idées politiques monarchistes • Société de secours aux blessés militaires du Tonkin • Laïcisation des écoles primaires • L'extinction de la mendicité • 19è RI