Affaires militaires à Brest

B R E S T . — On vient de fonder une école d'administration de la marine pour former les élèves commissaires destinés à recruter le commissariat.

Le Finistère du 7 janvier 1874

B R E S T . — Les journaux de Brest publient le récit qui suit d'un vol de lettres : On a procédé ces jours derniers à l'arrestation d'un militaire de l'infanterie de marine dans les circonstances que voici : Depuis quelque temps, et à la suite de plaintes nombreuses, l'administration des postes avait toutes les raisons voulues pour supposer qu'une main inconnue enlevait les lettres jetées dans la boite du bureau central (rue Traverse.) Le même fait s'était déjà produit l'an dernier. Le coupable employait une matière gluante, dont il enduisait la partie intérieure de la boîte de réception. Puis, profitant d'un instant où la rue était déserte, il enlevait le soir les lettres qui étaient demeurées attachées aux cloisons de la boîte. M. le Receveur des postes avait pris les mesures nécessaires pour empêcher ces vols. Le voleur changea de tactique. Il se servait, dans ces derniers temps, d'une feuille de papier ployé en double, qu'il collait habilement et qui formait à son extrémité un rebord, ce qui empêchait les lettres de tomber à l'intérieur. Le soir venu, on enlevait la feuille et les lettres qui s'y étaient arrêtées, et le tour était joué. L'administration déploya la plus active surveillance, et, il y a quelques jours, un soldat du 2ème d'infanterie de marine a été pris la main dans le sac {flagrante delicto). Une enquête se poursuit.

Le Finistère du 18 décembre 1878

B R E S T . — Nous avons annoncé dans notre avant-dernier numéro l'arrestation d'un soldat de l'infanterie de marine accusé de soustraction de lettres au préjudice de l'administration des postes de Brest. Dans sa séance du 20 décembre, le premier conseil de guerre maritime, présidé par M. Cobet, capitaine de vaisseau, a acquitté ce militaire, nommé Roppert, à la majorité de cinq voix contre deux.

Le Finistère du 28 décembre 1878

B R E S T . — La plus désagréable mésaventure qui se puisse imaginer, dit l'Union Républicaine, est arrivée mercredi dernier à un soldat de la ligne, placé en sentinelle perdue à Porstrun-Lapierre, il montait consciencieusement sa faction, debout sur une large pierre plate. A un moment donné, la baguette de son fusil tombe et disparait par une fissure de la pierre. Déplacer celle-ci fut pour notre homme l'affaire d'un instant. Au parfum qui s'exhala de la fosse, il n'eut aucun doute sur la nature de ce qu'il venait de découvrir. Mais il ne s'agissait pas de faire la petite maîtresse ; il fallait, coûte que coûte, retrouver la baguette. Il se met donc en mesure de descendre pour la chercher. Hélas! perdant l'équilibre, il en eut bientôt jusqu'aux épaules. Deux femmes du voisinage accoururent et l'aidèrent à en sortir, Dieu sait dans quel état !

Le Finistère du 19 février 1879

B R E S T . — L'escadre d'évolutions, après être restée deux mois dans l'Océan, a terminé ses expériences, qui n'ont pas coûté moins d'un million ; cette dépense n'aura pas été inutile. Les officiers du vaisseau ont reconnu que les cuirassés pouvaient naviguer à la voile avec sécurité sans que cela puisse nuire à la facilité d'attaque ou de défense par toute l'artillerie du bord ; ils ont reconnu aussi que l'artillerie, malgré un tir rapide, était bien établie, qu'elle pouvait se manœuvrer facilement et promptement, et qu'elle était très solide. Les machines ont été déclarées bonnes, quelques-unes même ont été trouvées excellentes: cependant la commission a remarqué que les changements fréquents dans le personnel des machines étaient préjudiciables à ce service important. On peut conclure de ces expériences que notre escadre de combat est dans de bonnes conditions et qu'elle est capable de se mesurer avec les escadres les mieux organisées parmi les marines étrangères.

Le Finistère du 27 septembre 1879

B R E S T . — Lundi dernier, M. le vice-amiral Bonie, nommé préfet maritime commandant en chef à Brest, a pris possession de son poste. Les réceptions d'usage des autorités maritimes, militaires et civiles ont eu lieu à 2 heures de l'après-midi, à l'hôtel de la préfecture maritime.

Le Finistère du 27 septembre 1879

B R E S T . — On lit dans l'Union Républicaine :
M. le vice-amiral Jauréguiberry, ministre de la marine est arrivé inopinément mardi 7, à Brest. Il est descendu au Grand Hôtel, le jour même il a visité la Direction des Constructions navales.
Le lendemain mercredi, il est allé en rade, à bord de la Flore, de la Favorite, qui font partie da l'escadre volante d'instruction et à bord du vaisseau le Redoutable et de la Bretagne, A son retour à terre, il a fait demander tous les chefs du service, à l'hôtel de le préfecture.
Il n'y a pas ou de présentation personnelle. Le ministre qui, comme on le sait, est peu complimenteur, après avoir dit qu'il ne doutait nullement du zèle et de la capacité des chefs dirigeant le port de Brest, a insisté sur la nécessité de joindre à ces qualités la science pratique de l'économie dans les dépenses et l'exactitude aussi complète que possible dans les études et les projets proposés à la haute administration. Toutes les fois, a-t-il dit, que devant la commission du Sénat ou du Corps législatif le ministre de la marine, s'appuyant sur les chiffres de dépenses calculés par les différents services de son département, expose ou défend un état de choses et que des critiques fondées démontrent l'inexactitude des dépenses faites ou prévues, ce ministre se trouve humilié et la marine est atteinte dans sa réputation de faire sérieusement les choses sérieuses.
Le directeur du service de santé a présenté quelques observations sur les inconvénients que présente l'hôpital de la marine, inconvénients qui sont inévitables dans les établissements construits en vue d'une durée sans limite et dans des quartiers imposés par des convenances accessoires. En Amérique, on fait un hôpital en bois pour une durée de cinq ou dix ans, plus ou moins, une sorte du baraquement que l'on brûle ou détruit dès que le séjour y devient le moindrement dangereux.
Jeudi à huit heures, le ministre accompagné de M. le préfet maritime et de M. le directeur des constructions navales, s'est rendu à l'usine de la Ville-Neuve pour apprécier dans quelle mesure on pouvait admettre l'opinion de la suppression de cet établissement très accessoire de la marine, telle qu'elle sera émise par la commission administrative présidée par M. le vice-amiral de Gueydon. A 10 heures, le ministre a visité l'hôpital maritime, et à 2 heures il repartait pour Paris.

Le Finistère du 11 octobre 1879

B R E S T . — M. Joban, médecin de 1ère classe de la marine à Brest, est désigné pour aller servir dans l'Inde, en remplacement de M. Cassiou qui terminera prochainement la période coloniale et qui est rattaché au cadre de Toulon.
— M. Pellen, aide pharmacien de la marine, à Brest, est désigné pour aller servir à la Guyane, en remplacement de M. Parat, qui terminera le 20 juin la période coloniale et qui est rattaché au port de Rochefort.
— M. Villemsens, capitaine de frégates du port de Brest, actuellement détaché au Dépôt des cartes et plans, et qui devait cesser ses fonctions dans cet établissement le 17 mai courant, y sera maintenu jusqu'au 1er juin prochain, pour y terminer un travail sur l'Australie.
— Par décision ministérielle du 13 mai courant, M. le lieutenant de vaisseau L'Espagnol de Chanteloup, en non-activité pour infirmité temporaire, à St-Malo, depuis le 14 juillet 1877, a été rappelé à l'activité. Cet officier est rattaché au port de Cherbourg.
— M. Buisson, chef de bataillon au 2ème régiment d'infanterie de marine, à Brest, est appelé à continuer ses services à la portion de ce régiment stationnée à la Guadeloupe, en remplacement de M. Thévenin rentré en France en vertu d'un congé de convalescence, et qui permute avec lui. M. Buisson se rendra à sa destination par le paquebot partant de St-Nazaire le 6 juin prochain.
— Le port de Brest expédie d'urgence, à Toulon, sept mécaniciens, pour assurer le service à la mer. Ces hommes sont pris à bord des bâtiments eu réserve. Le disponible à l'embarquement étant 0 dans tous les grades du corps des mécaniciens, sauf en ce qui concerne les mécaniciens principaux de 2ème classe. Il serait temps de songer à mettre en pratique les moyens efficaces de recruter et de conserver au service de la flotte, un personnel indispensable, et qu'il est beaucoup plus difficile, qu'ont paru le croire certains administrateurs secondaires des équipages de la flotte.
— Lundi, ont ou lieu les obsèques de M, Thomas, commissaire de la marine en retraite, officier de la Légion d'honneur. Un cortège nombreux a accompagné à sa dernière demeure cet excellent homme, qui laisse des regrets très honorables pour sa mémoire, parmi ses concitoyens et parmi ses nombreux amis.

Le Finistère du 19 mai 1880

B R E S T . — Un accident qui aurait pu avoir les plus graves conséquences est arrivé ces jours derniers à un jeune lieutenant de vaisseau du port de Brest, M. Albert J.... Il faisait, en compagnie d'un du ses amis, une excursion à la cascade de Saint-Herbot. En quittant Brannilis, dit l'Union Républicaine, les deux touristes prirent à travers champs pour couper au plus court et s'égarèrent dans des plaines marécageuses. Tout à coup M. J.... qui marchait en avant, disparut dans une fondrière pleine de vase que recouvrait un gazon trompeur. Ce trou mesurait plusieurs mètres de profondeur ; il était heureusement assez étroit ; en étendant les bras au moment de sa chute, M. J . . . fut assez heureux pour rencontrer, sur un terrain un peu plus résistant, une touffe d'herbes qui lui permit, avec des précautions sans fin et à travers mille dangers, de se tirer du l'excavation qui avait failli être sa tombe.
Ces marais dans lesquels nos deux jeunes excursionnistes se sont égarés, sont bien connus du pays ; leur passage est difficile, et ils ont été maintes fois déjà le théâtre de tristes accidents.

Le Finistère du 22 mai 1880

B R E S T . — M. le capitaine de vaisseau Aubry est nommé aux fonctions de major de la marine, à Brest, en remplacement de M. le capitaine de vaisseau Béhie, appelé au commandement du Redoutable.

Le Finistère du 26 juin 1880

B R E S T . — On nous assure, dit l'Union républicaine, que. des ordres ministériels sont parvenus aux préfets maritimes, relativement à la fête nationale du 14 juillet, A 8 heures du matin, à midi, au coucher du soleil, des salves de coups de canon seront tirées par tous les navires sur rade ; il y aura grands pavois ; illuminations ; la double ration sera donnée aux équipages.

Le Finistère du 7 juillet 1880

B R E S T . — C'est sur sa demande que M. le contre-amiral Halligon a été relevé des fonctions de major de la flotte, qu'il remplissait depuis deux ans. Il devra remettre lui-même le service à son successeur, M. le contre amiral l'Fleuriot de Langle, dont nous avons annoncé la nomination.

Le Finistère du 21 août 1880

B R E S T . — L'escadre d'évolutions, composée de 8 navires : Colbert, Surveillante, Revanche, Suffren, Gauloise, Friedland, Desaix, Hirondelle, a mouillé hier, vers 3 heures du matin, venant de Cherbourg.

Le Finistère du 21 août 1880

B R E S T . — Mercredi, à 4 heures de l'après-midi, trois compagnies d'infanterie de marine, se sont embarquées sur la Loire pour la Nouvelle-Calédonie. La musique du régiment placée sur le quai a joué la Marseillaise, au milieu de l'enthousiasme général.

Le Finistère du 18 septembre 1880

B R E S T . — Samedi, à 9 heures 1/2 du soir, les artilleurs de terre et de la marine se sont pris de querelle chez différents marchands de vins de la rue Saint-Yves. Ayant été mis dehors, ils s'en sont allés continuer leur tapage, rue Monge.
La police a été très prudente en cette occasion.
Des schakos sont restés sur le champ de bataille.
La querelle provenait do ce que l'artillerie de marine voulait expulser des établissements l'artillerie de terre.

Le Finistère du 11 décembre 1880

B R E S T . — On annonce la prochaine arrivée à Brest de M. le ministre de la marine, qui viendrait étudier les travaux de la côte.

Le Finistère du 30 novembre 1881

B R E S T . — M. le général Dehaye-Durand a passé vendredi dernier la revue trimestrielle des troupes de la garnison, sur la place du Château.

Le Finistère du 11 janvier 1882

B R E S T . — On lit dans l'Océan : « Le 21 courant, à 14 heures 1/2 du soir, le nommé Chillot, Charles, 2ème maître armurier, employé à la Direction d'artillerie, a été arrêté pour avoir fait des blessures graves à l'aide de son couteau, sur les personnes des nommés Huet, Jean-Marie, 25 ans, peintre au port ; Lavé, Pierre, matelot calfat, et Pellen, François, boulanger.
— Les faits se sont passés dans la rue du Pont.
Le nommé Lavé a été transporté à l'hôpital maritime et les deux autres à leur domicile. »

Le Finistère du 25 février 1882

B R E S T , 17 décembre. — Un triste événement s'est produit à Brest, dimanche, vers une heure de l'après-midi. Le nommé Jourdan, matelot de la division était reconduit par une patrouille d'infanterie de marine. A l'angle des rues du Petit-Moulin et de la Tour, (Recouvrance), Jourdan trébucha en voulant s'esquiver, mais il se remit aussitôt et courait de plus belle, poursuivi par la garde ; atteint par la baïonnette de l'un des hommes, Jourdan s'affaissa ; l'arme avait pénétré dans le flanc droit à une profondeur de dix centimètres. Jourdan est mort à l'hôpital maritime des suites de sa blessure. La veille, ce marin avait été déjà arrêté pour coups et blessures volontaires.

Le Finistère du 23 décembre 1882

B R E S T , 28 décembre.— Un détachement de 300 marins est parti ce matin pour Toulon.

Le Finistère du 30 décembre 1882

B R E S T . — Le 2ème conseil de guerre de Brest a jugé, vendredi et samedi, les matelots qui avaient commis dans cette ville, une agression véritablement sauvage, sur M. Lair, pharmacien, dans la soirée du 12 novembre 1882, rue Saint-Yves.
Le jugement a été rendu dans la soirée. Voici les condamnations prononcées : Ferri, 4 ans de prison.
Sébastiani, Leccia et Marsano, 3 ans de la même peine, et tous les quatre â 200 fr d'amende, ou par corps, à 2 mois de prison de plus.
Dérissard, 6 mois de la même peine. Un autre matelot nommé Merlin, a été acquitté.

Le Finistère du 10 janvier 1883

B R E S T . — Le tribunal de révision, dit le Petit Brestois a cassé, pour vice de forme, le jugement du 2ème conseil de guerre maritime concernant l'agression dont M. Lair a été victime.
En conséquence, les nommés Ferri, Sébastiani, Leccia et Dérissard, matelots, seront jugés par le premier conseil de guerre maritime permanent séant à Brest. Les débats commenceront mercredi 31 janvier, à 11 heures du matin.

Le Finistère du 31 janvier 1883

B R E S T . — Nous avons dit que le conseil de révision a cassé, pour vice de forme le jugement du 2ème conseil de guerre maritime concernant l'agression dont M. Lair a été victime.
Le conseil de guerre a purement et simplement maintenu les condamnations prononcées par les premiers juges.

Le Finistère du 3 février 1883

B R E S T . — Des matelots ivres s'étant dernièrement promenés dans les rues de Brest en chantant et précédés du drapeau tricolore, M. le préfet du 2e arrondissement maritime a fait afficher l'ordre suivant :

« Le vice-amiral, commandant en chef, préfet maritime, sur le compte qui lui a été rendu, qu'une bande de matelots plus ou moins, ivres et chantant à tue-tête se sont promenés hier dans les rues de Brest, précédés par un des leurs portant un drapeau tricolore ;
« Considérant qu'il y a dans ce fail un manquement au profond respect que tous doivent avoir pour le pavillon de notre pays ;
« Défend absolument toute exhibition des couleurs nationales par des marins ou soldats, et est résolu à sévir avec toute la rigueur possible contre ceux qui contreviendraient à cet ordre.
« Le présent ordre sera lu et affiché dans toutes les casernes et à bord des bâtiments.
Vice-amiral Lafont . »

Le Finistère du 2 juin 1883

B R E S T . — Les rues de Brest continuent à offrir peu de sécurité. Voici, en effet, ce que nous lisons dans l'Océan :
« Vendredi soir, une nouvelle échauffourée aurait encore eu lieu dans le bas de la rue Saint-Yves. Deux sous-officiers d'artillerie, assaillis par une bande de malandrins, auraient dû, nous dit-on, dégainer pour se défendre ; mais ne voulant pas user de leurs armes, ils se bornèrent à faire des moulinets pour éviter les agresseurs. L'un d'eux, attaqué par derrière, aurait été assez grièvement blessé. Les détails précis nous manquent sur cette agression, mais le fait lui-même est certain. Nous en prenons acte, au nom de tous les habitants des bas quartiers de la ville, pour réclamer encore une fois la création d'un poste de police dans ces parages ».

Le Finistère du 25 juillet 1883

B R E S T . — Un réserviste vient de trouver la mort à Brest, dans de singulières circonstances ; cet homme voulait sortir de la caserne et le factionnaire s'y refusait.
Le réserviste ayant menacé le factionnaire, une courte lutte s'engagea et le réserviste fut terrassé. Il se releva presque aussitôt et, pour se sauver, franchit le mur de la cour. Le malheureux s'est tué sur le coup.

Le Finistère du 1er septembre 1883

Le service militaire des instituteurs et des membres du clergé. — La commission de l'armée a tranché la question des instituteurs et des membres du clergé, au point de vue de la disponibilité. fille a décidé que les instituteurs ct les membres du clergé, après leurs trois années de service actif, seraient maintenus dans la disponibilité jusqu'à l'expiration de leur temps de service dans la réserve, c'est-à-dire jusqu'à trente ans. Ils ne feront pas leurs vingt-huit jours ; mais ils pourront être rappelés, en temps de guerre, par le ministre, qui les affectera à des services spéciaux correspondant à leur caractère particulier.

Le Finistère du 11 mars 1885

B R E S T . — On lit dans l'Union républicaine :
Un accident est arrivé jeudi à bord du Magellan, armé en essai, sur rade, dans une manœuvre d'ancres, les bosses qui retenaient la chaine ont subitement cassé, et la chaîne en s'échappant avec une grande rapidité a blessé plusieurs hommes occupés à la manœuvre.
Les blessés sont :
Lesnevant, Charles, maître canonnier : fracture des deux os de la jambe droite avec épanchement de sang abondant. Le Ver, François, caporal d'armes: écrasement du gros orteil (pied droit). Riou, François, matelot de 3ème classe: contusion violente du genou gauche. Le Meur, André, matelot de 3ème classe : fracture des deux os de la jambe gauche. Le Vincent, Yves, matelot de 3ème classe : entorse du pied, avec déchirure des ligaments. Ces 5 hommes sont entrés à l'hôpital jeudi, à 2 heures. L'accident a eu lieu vers 1 heure.
En outre, 3 hommes, légèrement blessés par le même accident, sont traités à bord. Nous avons fait prendre ce matin des nouvelles des blessés du Magellan, et nous sommes heureux de faire savoir que leur état est aussi satisfaisant que possible.

Le Finistère du 2 septembre 1885

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