Présences russes à Brest

B R E S T. — Mardi a eu lieu au théâtre, la représentation offerte par la municipalité à S. A. I. le grand duc Alexis et aux officiers de la Sweltana. Le prince a été reçu à la porte du théâtre par MM. le maire, le vice-amiral, préfet maritime, le préfet du Finistère, le colonel du génie faisant fonctions de général, MM. les adjoints et d'autres notabilités civiles, maritimes et militaires. A l'entrée du prince dans la loge, la musique des équipages de la flotte a joué l'hymne national russe. Pendant sa présence au théâtre, le grand duc a beaucoup remercié M. Penquer, maire de Brest, de ce bon accueil, et, en se retirant, il lui a fait remettre une somme de 500 fr pour les pauvres.

Après la soirée, les officiers français ont offert aux officiers russes, dans les salons du grand hôtel Lamarque, un punch qui a joyeusement duré jusqu'à deux heures et demie du matin, et pendant lequel la musique des équipages a fait entendre les meilleurs morceaux de son répertoire. Voici la lettre adressée au nom du prince, par M. le baron de Schilling, aide-de-camp de l'empereur de Russie, répondant à l'invitation de M. le maire de Brest. On y voit avec satisfaction l'assurance des bonnes relations qui existent entre nos deux nations.

Monsieur le Maire,
En réponse de la lettre que vous avez bien voulu m'adresser en date du 11 juillet, j'ai l'honneur de vous informer que S. A. I. le grand duc Alexis accepte avec plaisir l'invitation d'assister à la représentation qui doit avoir lieu demain au théâtre de Brest, et que Son Altesse a l'intention de s'y rendre à huit heures du soir. Il profile de cette occasion pour vous exprimer, Monsieur Le Maire, de la part de l'Etat-Major de la frégate impériale la Swetlana, ainsi que de la mienne, les remerciements sincères de l'invitation que vous avez bien voulu nous adresser au nom de la population brestoise, et je me fais un agréable devoir d'être l'interprète des témoignages de vive sympathie que nous éprouvons toujours pour la noble nation française.
Veuillez agréer, etc. Signé : Baron N. D E SCHILLING.

Le Finistère du 17 juillet 1875

B R E S T . — Un temps magnifique a favorisé les régates qui ont eu lieu dimanche dernier. Le succès a été très brillant Entre deux courses, la corvette de la marine impériale russe, Bogatyr, commandant Chaufroff venant de Copenhague et ayant à son bord le prince Gagarine, est entrée dans le port, Les officiers russes ont été invites à la fête. Le prince Gagarine est débarqué avec son état major. Pendant la fête, la musique des équipages de la flotte jouant l'hymne national russe. Le prince Gagarine a porté un toast a la France et à l'armée française. Les assistants ont répondu par un cri : Vive la Russie ! La réception a été splendide.

Le Finistère du 26 août 1876

B R E S T . — L'Union Républicaine rapporte que lundi, vers deux heures de l'après-midi, une embarcation montée par des officiers russes qui faisaient des manœuvres de louvoyage à l'entrée du port marchand, a chaviré. Une embarcation des constructions navales leur a porté immédiatement secours. Il n'y a pas eu d'autre accident qu'un bain... froid même pour des russes.

Le Finistère du 3 janvier 1880

B R E S T . — Mardi de la semaine dernière a eu lieu à la préfecture maritime de Brest, un dîner officiel donné à l'élat-major des corvettes russes qui sont depuis quelques jours en rade de Brest.
Au dessert, M. le préfet maritime a porté un toast au Tzar et à l'impératrice de Russie, qui a trouvé un si sympathique accueil en France et qui y trouvera aussi, il faut l'espérer, le rétablissement de sa santé.
M. le commandant russe a répondu par un toast au président de la République française.
A la suite de ce second toast, la musique des Equipages de la Flotte a fait entendre notre hymne national, la Marseillaise.

Le Finistère du 7 janvier 1880

B R E S T . — On lit dans l'Union républicaine :
Dans la nuit du 24 au 25 janvier, le feu a détruit une cabane appartenant à M. Pennors, constructeur de navires, située sur la troisième darse du port de commerce. Dès qu'on s'est aperçu de ce sinistre, les bâtiments mouillés sur notre rade ont envoyé des secours. Cet incendie qui pouvait prendre des proportions considérables, eu égard aux matériaux de toutes sortes dont il était entouré, a pu être immédiatement circonscrit, grâce surtout aux prompts et énergiques secours apportés par l'état-major et l'équipage de la corvette russe Rasboynyk, amarrée le long de la jetée ouest du port de commerce, arrivés les premiers sur le lieu du sinistre. Les dégâts, évalués à deux mille francs, sont couverts par la Compagnie française du Phénix. On attribue la cause de l'incendie à la présence de vagabonds qui, pour se préserver du froid, s'étaient introduits dans le chantier, où ils auront, selon toute probabilité allumé du feu.

Le Finistère du 28 janvier 1880

B R E S T . — Les deux corvettes russes qui sont en rade, ont hissé le grand pavois et ont fait un salut de 21 coups de canon ; à ce même, moment, les navires de guerre français ont hissé le petit pavois avec, le pavillon national russe au grand mât. Cette manifestation officielle de réjouissance de la part des bâtiments russes, à laquelle ont répondu les bâtiments français présents sur rade, était motivée par l'heureuse circonstance qui a préservé de la mort, le tzar et la famille impériale.

Le Finistère du 25 février 1880

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