La plupart des sites mégalithiques de Landévennec ont été détruits comme bien souvent en presqu'île de Crozon. Subsiste deux vestiges d'allées couvertes à Quiniquidec dont une dans une propriété privée.
Les vestiges de l'allée couverte de Quiniquidec en Landévennec se situe sur la D60... Il semblerait que la D60 ait été retracée en 1956 pour être élargie et être bien moins sinueuse. L'allée couverte se situait sur le nouveau tracé. Elle fut démantelée et mise sur le bas côté au bord d'un ruisseau. Il n'en reste que quelques petites pierres.
De l'autre côté de la route un rocher "exhumé" et redressé en 2015 sur une terre agricole. Pur hasard qui n'a rien à voir avec les mégalithes ou vestige d'un complexe mégalithique plus étendu ? La pierre a été enlevée en 2016.
48° 16' 14" N
4° 19' 44.7" O
Le patrimoine n'est pas toujours définissable ceci d'autant
plus quand il concerne des temps très anciens qui n'ont laissé aucune
documentation d'aucune sorte. C'est le cas de pierres apparemment levées
que l'on rencontre au bord du GR34
en forêt domaniale de Landévennec,
bien au Sud de la chapelle
du Folgoat, en surplomb de la rivière Aulne. Voici donc des rochers
aux allures de mégalithes qui ne sont pas répertoriés comme tels ? Ceci
dit, les menhirs isolés échappent parfois à un enregistrement d'autant
que seuls les sites remarquables sont sous protection patrimoniale, voire
obtiennent le statut de monument historique. Alors est-ce un oubli « administratif
» ou un éboulis de rochers qui se seraient bloqués à eux seuls ? Est-ce
une manipulation humaine qui avait une toute autre fonction, à une toute
autre époque que les millénaires précédents l'an 0 de JC ? Difficile d'émettre
la moindre certitude, il faut simplement s'étonner d'une disposition troublante
qui garde son mystère.
Quelques mentions apparaissent dans des écrits (tardifs) de l'exploitation
forestière de ces bois par l'abbaye
de Landévennec. L'une d'entre-elle retient l'attention : « Pain de sucre
» (suivi de la désignation du bois de « Pen Burtul » un peu plus au Sud
encore). « Pain de sucre » : un surnom que l'on retrouve à plusieurs usages
désignant un objet plus haut que large comme la coiffe bretonne du pays
bigouden. Cette expression a pour origine les blocs de sucre de canne
transportés par voies maritimes par les navires portugais au 16ème siècle.
Les toponymes ont fréquemment une vocation à relayer un descriptif du
lieu concerné. On peut supposer, peut-être, qu'au moins une pierre levée
ait servi de support à la description du bois concerné ou de manière plus
large qu'un élément du paysage ait eut une forme plus haute que large
en dehors des arbres présents sur place. En attendant un éclaircissement,
profiter des bords de l'Aulne reste une promenade apaisante.
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