Vestiges de la ferme de Penfeunteun (breton ancien) / Penfeunten
Four à pain en dépendance.
Cheminée de la maison d'habitation.
Les pierres d'appareillage n'étant pas continues sur l'angle de la construction, et celles-ci n'étant pas taillées régulièrement, elles constituent une preuve de construction modeste.
Cadastre 1831.
Les bâtiments en jaune sont des ruines en 1831. Les bâtiments rouges correspondent aux vestiges actuels. Le four à pain demi-lune fut obturé à une date inconnue.
Recensement An VIII - 1801.
Recensement basé sur la déclaration de l'état-civil des mairies et les interprétations des maires. Absence des femmes et filles.
Recensement 1841, premier recensement "sérieux".
Recensement 1846.
Recensement 1851 (1/2).
Recensement 1851 (2/2).
Recensement 1856.
Recensement 1861.
Recensement 1866.
Recensement 1872.
Recensement 1876.
Recensement 1881.
Recensement 1886.
Recensement 1891.
Tout d'abord une affaire d'orthographe à préciser. Le nom
du village de Penfeunteun se trouve écrit de manières variées telles que
Penfeunten, Penfeuntun, Penfentun, Penfuntun… L'écriture administrative
la plus ancienne est Penfeunteun et puisqu'il s'agit d'un hameau de la
commune de Crozon
du temps de son existence soit jusqu'en 1891 attesté par recensement et
dont la disparition précède 1896, c'est celle que cette page retiendra.
Ceci d'autant que ce toponyme désignant une fontaine à la pointe (à l'écart)
d'un lieu est commun à plusieurs localités du Finistère et qu'il est aussi
un patronyme breton.
Les recensements, bien que comportant des erreurs, désignent un village
aux activités plurielles et aux multiples familles en 1801 pour se concentrer
sur deux familles d'agriculteurs ensuite, Mérour et Le Garrec, liées par
le mariage. La veuve Françoise Le Garrec, épouse de Pierre Mérour, est
la pièce maîtresse de la lignée et celle-ci est cependant considérée comme
mendiante (1856) au sein même de la ferme familiale. Absence d'hommes
en 1872, la guerre de 1870 put en être la cause. L'introduction de François
Bernier par le mariage avec Marie-Yvonne Mérour (fille de Françoise Le
Garrec / Mérour), ménagère, semble indiquer la fin de la période agricole
de la ferme car le sieur Bernier est forgeron. L'abandon des lieux se
traduisit sans doute par le rachat des terres mais sans tenir compte des
bâtis probablement vétustes, voire en mauvais état.
Aujourd'hui, les quelques vestiges de pierres qui témoignent de l'existence
du hameau se situent sur le domaine de la commune de Camaret-sur-Mer
depuis 1909, date du redécoupage
du canton de Crozon.
Présence d'un four
à pain en demi-lune sur la carte de 1831 qui symbolise une petite
aisance.
La voie principale bordée de murets en pierres sèches.
Voie carrossée.
Le grand carrefour permettant la manœuvre des charrettes et l'accès à la voie principale de Kerloc'h à Camaret correspondant à la départementale 8 actuelle toute proche.
Un chemin creux secondaire pour rejoindre des pâtures ou un hameau voisin.
La mise au jour du site de Penfeunteun a été faite
par l'association patrimoniale Eñvor an Dour – Mémoire de l'Eau
– en 2026. Un important travail de dévégétalisation a été effectué.
Cette association désigne les lieux par Perfeunten qui serait une appellation
locale admise.
Autre village abandonné : Kergoff
en Argol.
48° 15' 58"6 N
4° 34' 46.6" O
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