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Manoir d'Hirgars

Manoir d'Hirgars

Une famille noble ancienne Hirgarz - Hirgars parfois nommée Hirgartz ou Hirgarze, vassale de la famille de Poulmic, était parvenue à maintenir son nom à la seigneurie éponyme jusqu'en 1647, suite à la mort d'Alain d'Hirgars. Ensuite les noms de d'autres familles s'inscrivirent dans l'histoire des murs du manoir d'Hirgars : Châtel, Bossenec, Kerérault, Bégasson....

Les terres d'Hirgars furent une paroisse de Crozon de 1426 à 1562 et à cette date de 1426, Alain de Hirgarz fut institué de noblesse reconnue la plus ancienne sur les 21 nobles que comptait la presqu'île. A ce titre, la famille Hirgars avait le droit d'enterrer ses morts dans l'église de Crozon, ce fut le cas de Jean II de Hirgars, par exemple...

Très en amont de cette histoire familiale, la seigneurie semble avoir été divisée en deux et pour part offerte, par la volonté du roi Gradlon, à Saint Guénolé comme bien d'autres terres de la presqu'île de Crozon, suite à l'installation de la communauté monastique à Landévennec.

Ce qui paraît distinguer les Hirgars des familles de rang des siècles passés fut leur intérêt pour la chose agricole puisque l'on retrouve plusieurs métayers (Yvon, Hervé...) sur les terres de la seigneurie mais aussi sur les terres parfois distantes des épouses. La chose militaire, bien qu'existante dans la généalogie, ne fut pas l'unique raison sociale de la lignée. On trouve cependant un fils Hirgarz, arquebusier à cheval en 1562 lors d'une montre (séance d'enrôlement dans l'arrière-ban). Un rang militaire juste au-dessus de l'homme de pied, ce qui fut une sous-valorisation des prétentions. Jusqu'en 1557, la dépense était à la charge du seigneur engagé, ensuite elle devint rémunérée par une solde ainsi qu'un forfait d'équipement. Cependant cet équipement devait constituer 36% des revenus annuels du noble. Une arquebuse valait trois vaches... Les nobles terriens n'aimaient point la bataille avec de tels frais.

Le dernier des Alain (prénom des aînés de la famille) s'enrôla dans l'arrière-ban de Cornouaille. L’arrière-ban (officialisé par François Ier) était le service militaire imposé des nobles : « l'impôt du sang » de la noblesse. On n'y faisait pas carrière, il s'agissait de participer à une armée de réserve en cas de guerre. Au-delà, Alain d'Hirgars était propriétaire de plusieurs manoirs et disposait de 1000 livres de rentes nobles.

Comme il se devait, les filles Hirgars se mariaient opportunément sans nécessairement y consentir :
Béatrice du Hirgars épousa Jehan de Kerguélénen.
Jehanne de Hirgars épousa François le Veyer, seigneur de Kerandantec.
Louise de Hirgarz épousa Yvon du Boys seigneur de Lesnarvor.

Blason : « D'or à 3 pommes de pin d'azur ».

Hirgars : mot breton signifiant haie longue (hirgarz).

La seigneurie d'Hirgars avait fort mauvaise réputation. Le sieur d'Hirgarz était cruel et n'avait donc aucune pitié pour ses serfs. A ce titre, les légendes locales se sont emparées de cette triste histoire pour en faire un conte plein d'espoir et de justice. Ainsi, le monstre géant d'Hirgars habitant son manoir terrorisait sa population et qui s'opposait à lui, se voyait maudit à jamais. Il avait jeté son dévolu sur la fille de Rosmadec qui n'en fut pas enchantée. Celle-ci s'en trouva transformée en jument grossière. Un jeune et vaillant Crozonnais, Corentin, fils naturel du tyran, défia l'abominable personnage et le passa au fil de son épée. Dans l'époustouflant combat, le manoir prit feu et fut entièrement détruit. Qu'importe, Corentin n'était pas homme d'argent et lorsqu'il s'approcha de la jument pour la libérer, elle se transforma en jeune-femme éblouissante, la belle damoiselle de Rosmadec. Cette dernière lui indiqua la cache de la fortune des Hirgars et le couple d'amoureux put ainsi se marier dans la dignité et reconstruire le manoir tout en faisant bénéficier les paysans qui y travaillaient de toutes sortes d'attentions bien utiles. Le mythique Corentin de Hirgarz redora le blason d'une famille controversée.

Une des fontaines de Crozon qui a conservé son authenticité d'antan.

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