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19 juin 1940 - premier jour de l'occupation en presqu'île de Crozon

Les premières nuits des soldats Allemands de l'occupation, en ce qui concerne les sentinelles, se passent sous la tente. Pas de blindés, pas de combats sanglants, que ce soit dans les jardins publics de Brest ou sur la côte de la presqu'île de Crozon, camping sauvage avant l'heure. L'été 1940 sera bucolique, ensuite les choses vont se compliquer. Les illusions de revenir en Allemagne au plus tard en septembre vont vite être remplacées par la prévision de l'attaque de l'Angleterre par voie maritime sur bateaux de pêche. Les soldats en ont déjà le mal de mer rien que d'y penser.

Les premiers jours d'occupation de l'armée allemande en presqu'île de Crozon annoncent le  programme de Berlin.

Quelques jours avant :
La guerre est dans les esprits sans pour autant avoir une consistance réellement palpable. Un presqu'îlien sur dix est mobilisé. Il manque des médecins généralistes, Il y a des restrictions alimentaires afin de fournir de l'intendance à l'armée française en déroute. Néanmoins, ce n'est pas comme à la grande guerre (1ère guerre mondiale) qui ramenait plusieurs soldats morts chaque semaine. On s'inquiète donc, mais on ne panique pas... L'Allemagne est loin de la presqu'île...

Premiers frissons :
Les presqu'îliens voient s'embarquer dans la précipitation des militaires français, venus d'on ne sait où parfois, ayant récupéré des vêtements civils autant que faire se peut, sur n'importe quelle embarcation à partir du 15 juin 1940 (avec un point d'orgue le 18)... Des soldats Anglais et des personnes non identifiées sont du voyage... Direction l'Angleterre.

Sur la côte, des postes de garde de l'armée française sont tenus par des "pépères" de la territoriale – 248e RI. Ils sont apathiques par l'ennui et le vin, sous équipés et en uniformes élimés. Du passage de l'apathie à la fébrilité, il n'y a que quelques heures. Ces vieux soldats voient des bateaux partir au large, bondés. Pourquoi pas eux ? Pas d'ordre ? Partir est-ce déserter ?

Premiers nuages :
Le 17 juin 1940, un avion de reconnaissance allemand survole la presqu'île. La base de Lanvéoc enclenche sa défense antiaérienne sans succès, la batterie de Kerbonn en Camaret est survolée, puis l'avion repart comme il était venu. La rumeur enfle immédiatement, des parachutistes Allemands ont été largués, ils vont commettre des atrocités comme leur réputation le prouve jusqu'ici. Pas de parachutistes, juste une mission photographique pour savoir si des Français sont en embuscade sur les objectifs prioritaires.

Le commandant de Lanvéoc-Poulmic apprend que le personnel de la base va être évacué le lendemain par des paquebots légers en Rade de Brest. En réalité, les officiers vont être évacués, mais le matelot de base n'a pas sa place assurée. Quelques centaines resteront pris dans la nasse. D'autres fuiront par leurs propres moyens.

Au niveau gouvernemental, le maréchal Pétain, héros national reconnu, devient président du conseil le 17 juin 1940 et fait un discours :
« Français.
À l’appel de Monsieur le Président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l’affection de notre admirable armée qui lutte, avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires, contre un ennemi supérieur en nombre et en armes  ; sûr que, par sa magnifique résistance, elle a rempli ses devoirs vis-à-vis de nos alliés ; sûr de l’appui des anciens combattants que j’ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne.
En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés, qui dans un dénuement extrême sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat.
Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.
Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leurs angoisses pour n’écouter que leur foi dans le destin de la patrie. »

Un discours très écouté et de nombreux Français, sans doute la majorité, sont convaincus que c'est la meilleure solution. Pétain est le vainqueur de 14-18 sur l'Allemagne, il saura faire !

Le 18 juin 1940, le remorqueur « Provencal » de fabrication allemande et versé dans la marine française au titre de dommage de guerre de la première guerre mondiale, saute sur une mine allemande dans la rade. 24 morts, un seul survivant, un Lanvéocien. Un Telgrucien n'a pas eu cette chance.

Une mauvaise odeur de fumée parvient aux narines partout en presqu'île, les dépôts de Brest essence et poudres sont en feu par sabotage. Epaisses fumées noires.

Le préfet de Police A. Angéli publie un appel à la population :
« Par ordre du gouvernement, le préfet du Finistère, en liaison avec l'autorité militaire, décide qu'il ne sera toléré aucun exode, ni aucun déplacement de population civile.
Chaque Français, citadin ou rural, doit rester à sa place et continuer à remplir dans le calme et la dignité la tâche qui est la sienne. La population n'a pas d'autre manière de faire son devoir.
Vive la France !
Quimper, le 18 juin 1940. »

Le général de Gaulle est à Londres. Un officier supérieur méconnu du grand public et chez les militaires, il est loin de faire l'unanimité, on dit même que cet arrogant a l'art de se faire des ennemis dès qu'il ouvre la bouche. L'impétueux fait un discours à la BBC (radio anglaise émettrice à Londres)

« Le Gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables un cessez-le-feu était possible. Il a déclaré que, si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France, la lutte devait continuer.
Les Chefs qui, depuis de nombreuses années sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique terrestre et aérienne de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule  ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limite l'immense industrie des États-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a dans l'univers tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres.»

Le discours a été peu entendu... En France, seule une élite écoute la BBC. La presse internationale retranscrit une version retouchée du discours parmi les pages de politique étrangère. En France, quelques journaux régionaux retranscrivent le discours mais la démarche est « osée » face à l'occupation partielle de la France. Quelques esprits résistants sont émoustillés et rêvent de partir rejoindre le général, certains le feront immédiatement. L'armée française, quant à elle, se trouve divisée entre Pétain et de Gaulle. Une crise de conscience qui va perdurer durant des mois...

En presqu'île de Crozon, le discours de de Gaulle fait un clapot, pas davantage, quelques Crozonnais quittent la presqu'île à bord de bateaux de pêche mais l'élan n'a rien à voir avec la traversée des Seinans (habitants de l'île de Sein) vers l'Angleterre.

Le patrouilleur français « Poulmic » (navette entre Lanvéoc et Brest) quitte Brest au soir pour accomplir sa mission de liaison avec les navires français réfugiés à Plymouth (Angleterre) mais aussi en accord avec l'appel de de Gaulle. Il est considéré comme le premier navire des Forces navales françaises libres (FNFL). Il coule sur une mine acoustique allemande le 7 novembre 1940 au large de Plymouth. 11 victimes sur 18 membres d'équipage. De Gaulle s'en souviendra en les distinguant.

Dans la nuit du 18 au 19 juin 1940, des stocks alimentaires et matériels de l'armée française sont pillés par des habitants de la presqu'île dans les places abandonnées et cela tout particulièrement à la base de Lanvéoc Poulmic. On emporte tout avec des brouettes !!!

Le Préfet maritime, le vice amiral d'escadre Marcel Traub, publie un ordre de cesser le feu dont une version est confiée au lieutenant de vaisseau Girard qui doit le faire lire aux autorités militaires crozonnaises subsistantes. L'officier arrive tardivement le 19 juin vers 20h30 et constate avec effroi que la presqu'île est occupée depuis le matin et que les marins encore en poste sont faits prisonniers.

En effet, l'avant-garde allemande (détachements rapides) venue du centre de la Bretagne, puis Carhaix, Quimerc'h entre en presqu'île par le pont de Térénez en fin de matinée du 19 juin encadrés par des gendarmes Français réquisitionnés. La troupe allemande motorisée avec des side-cars et des véhicules légers se scinde en trois détachements.
• Le premier détachement rejoint rapidement la base de l'aéronavale de Lanvéoc-Poulmic, installation neuve de la marine française que quelques sabotages mineurs ont endommagé, les avions ont été dégagés depuis le 17, seuls ceux en panne sont détruits sur place. Le remise en œuvre allemande sera rapide et même optimisée par des installations plus performantes pour une chasse allemande plus évoluée.
• Le second détachement rejoint le Cap de la Chèvre pour investir une batterie lourde de la marine française neuve, composée des techniques les plus évoluées de l'époque. De manière incompréhensible, la batterie n'est pas sabotée. Des munitions ont été jetées du haut de la falaise, rien de plus. La téléphonie et la télémétrie sont en parfait état de marche. Il y aurait eu quelques tirs d'armes légères.
• Le troisième détachement allemand rejoint la Pointe de Pen-Hir en Camaret et sa batterie lourde de marine de Kerbonn, neuve elle-aussi. L'unique sabotage constaté est le sémaphore que les sémaphoristes ont incendié un quart d'heure à peine avant l'arrivée du groupe allemand. Les derniers saboteurs ont vu le premier side-car germanique s'approcher de la batterie en toute quiétude, l'essentiel est préservé. Des autochenilles sont en approche. Une partie du détachement reste sur place et occupe l'hôtel des Pois pour y résider, l'autre partie redescend vers Camaret par la rue des Quatre-vents. La commune est sous contrôle vers 15h30. Des larmes silencieuses coulent dans les foyers. Les magasins ferment, certains Allemands les font rouvrir pour leur satisfaction personnelle. Quelques tirs sur un bateau qui tente de quitter le port.

Le but est de préserver les points de défense du port stratégique de Brest contre des attaques alliées. Le dispositif français récent (prévu pour une attaque maritime) se retourne contre la France en toute facilité. Les Allemands sont satisfaits et sont convaincus d'être « attendus » par les Français comme des libérateurs contre la chienlit franc-maçonne, juives et communistes. Des habitants sont prêts à le penser. Parmi les badauds, le salut nazi se fait voir quelquefois.

Cette avant-garde va rester de 3 à 5 jours en place avec pour distraction une forte consommation d'alcool acheté à des débitants de boissons. Quelques vols de bouteilles sont à déplorer, parfois par centaines, les commerçants bronchent peu. Ces mêmes envahisseurs se retrouveront le 28/29 juin à la frontière espagnole.

Un nouveau contingent germanique provisoire va envahir la presqu'île plus densément, puis viendront les forces allemandes « définitives ».

Les écoliers de la presqu'île passent leur certificat d'études primaires le 19 juin, c'est l'angoisse du certif et pas celle des soldats Allemands qui ont du chocolat. Les élèves éligibles sont regroupés par cars, si nécessaire, à l'école de Crozon. Une fois arrivés, les élèves apprennent que le certificat est repoussé au 29 juin. Pas un échec n'en ressortira !

Les troupes allemandes logent chez l'habitant, dans les écoles, les conserveries, partout où cela est possible. Reste quelques éléments de faction qui font du camping sur leurs lieux de garde. Les presqu'îliens assistent à ce développement aux allures touristiques. Petites tentes canadiennes, sanitaires improvisés, popote à la bonne franquette. Les soldats achètent des œufs à la ferme. Des blondinets, souvent jeunes, coupe impeccable, en caleçon réglementaire blanc, font des séances de bronzette, vont à la plage entre copains. Les heures de service sont aisées, aucun combat n'est à déplorer. Ces envahisseurs, certes un peu narquois, sont plutôt bien élevés quand ils sont sobres... Ils courent après les filles. Quelques unes ne sont pas insensibles, ça change des pêcheurs puant le poisson et la vinasse. Les mères s'affolent, une fille avec un polichinelle dans le tiroir et c'est toute la réputation de la famille qui serait morte sans combattre. Les affaires de mœurs vont déchirer la population. Les affaires de soumission, les affaires d'acceptation, les jalousies, le trouble sera partout et contribuera au climat délétère des prochaines années.

Premières oppressions :
Les presqu'îliens vont avoir de la lecture quasi quotidienne dès l'invasion allemande.
• Première réglementation, chaque mairie doit afficher le nom des propriétaires des bateaux civils de leur commune. Le contrôle des noms des bateaux révèle des états d'esprit communistes. Une interdiction de sortie en mer va paraître puis subira des modifications accordant certains horaires pour que les pêcheurs puissent nourrir l'armée d'occupation.
• Deuxième exigence : remise des armes de guerre ou assimilées détenues par les civils aux autorités allemandes par le biais des mairies.
• Troisième mise en demeure : les familles doivent donner les identités et les adresses de leurs parents soldats, en permission ou en situation de désertion. Toute dissimulation sera punie... Dénoncer son fils, son frère, son père...

Le verrouillage commence, cela ira de mal en pis. Les avis sont publiés sous la mention « autorités allemandes ». Peu à peu, des noms d'officiers germaniques de services administratifs locaux vont être mentionnés en bas des avis. Puis va apparaître très rapidement celui du Général Walter Braemer, commandant les territoires occupés du troisième Reich (ce ne fut pas sa seule fonction durant la guerre). Les presqu'îliens vont faire sa connaissance par le biais d'une interdiction de détenir un radio émetteur sans fil. Quelques passionnés sans-filistes en disposent d'un et doivent le remettre aux kommandanturs. Tous ces postes ne seront pas restitués au risque d'être emprisonné. 15 ans de prison ou de travaux forcés sont prévus. Pour l'altération du réseau téléphonique civil, c'est la mort.

Le Général Braemer est un ancien de la première guerre mondiale, réserviste avant la deuxième, réaffecté lors de la seconde, instigateur des premiers camps de concentration en Pologne. Nazi enthousiaste, il note toutes ses exactions dans un petit carnet. Il écœure certains de ses congénères. Arrêté à la fin de la guerre par les Anglais en Allemagne, emprisonné deux ans et demi en Angleterre, il est libéré du jour au lendemain sans jugement. Le gouvernement Britannique refuse l'extradition en faveur de la Pologne. Il meurt chez lui de sa belle mort quelques années plus tard.

Ce général n'est qu'un rouage de l'immense machine nazie qui se met en place.

Hitler nomme un gouverneur militaire de Bretagne qui se fait courtiser par les indépendantistes bretons. Pour aider le gouverneur, un colonel est nommé par secteur. Le secteur F – Finistère (hors ville de Brest) est commandé par le colonel Joachim Degener futur général, né à Metz en 1883, lieutenant des hussards lors de la première guerre mondiale. Il occupera différentes affectations partout en europe occupée. Meurt en Allemagne de 1953.

Le major und abschnittskommandant Jahn est le commandant de la section Sud Finistère englobant Crozon. Il édite les réglementations.

Les jours s'enchaînent... Il est interdit d'insulter les Italiens, il est obligatoire de dénoncer les communistes... Des ouvriers de différentes nationalités parcourent la France pour du travail avant la déclaration de guerre. Quelques uns font leur vie sur place et se marient avec une Française. Au début du nouveau conflit mondial, ils sont recrutés d'office pour les grands chantiers en remplacement des mobilisés Français. Au regard de la population locale, les couples mixtes franco-italiens deviennent indésirables. Tous ces Italiens ne sont pas fascistes et ne sont pas en guerre contre la France, certains sont communistes... Un sombre travail de police va commencer avec des conséquences très variables sur les familles et les individus en cause.

Recrutements multiples d'interprètes pour les affaires administratives et de police.

Les bons d'essence sont à réclamer à la kommandantur de Quimper. La circulation automobile va être réglementée par autorisations préalables.

Les bons de charbon doivent limiter la consommation domestique.

Les services des impôts informent que les contributions doivent être acquittées par les modalités habituelles. Les assiettes sont inchangées.

Les jeunesses françaises expriment toute leur confiance en Pétain. Institution paramilitaire de 1940 à 1944 contraignant les hommes de 20 ans à faire un service civil de 8 mois dans des chantiers de la nation sous l'égide du Maréchal... Soit disant pour faire la Révolution nationale chère à Pétain. Les Allemands vont s'agacer et verser les candidats dans le STO (Service du Travail Obligatoire) en 1943.

Le préfet autorise provisoirement l'achat de porc à la ferme.

Il est interdit de jeter des ordures ménagères sur la plage de Morgat, ce que les Moragtois ont toujours fait jusqu'alors. Les officiers Allemands faisant de l'équitation sont incommodés.

Etc...

En presqu'île de Crozon, en l'espace de quelques heures, la guerre que l'on espérait lointaine est venue frapper à la porte. Les maisons suffisamment grandes vont recevoir des locataires forcés – logements réquisitionnés avec dédommagement par l'administration française. Les cohabitations vont prendre toutes les formes que la nature humaine peut explorer.



Destins de guerre

19 juin 1940 premier jour d'occupation allemande

Qui a construit le Mur de l'Atlantique de la presqu'île de Crozon ?

19e RI & 118e RI

2e RAC & 3e RAP

13ème RIC

87e RIT

Manœuvres à Telgruc

Sous -marin Germinal

Sous marins Naïade Q015 et Q124

Dixmude

Tahure

Monument aux morts de Crozon

Monument aux morts de Landévennec

La Fronde

Débarquement d'Athènes

3 frères morts pendant la grande guerre

La guerre 14-18 en presqu'île

L'arraisonnement du Nieuw Amsterdam

Remorqueur Atlas

Croiseur Ernest Renan

Cuirassé Danton

Cuirassé Suffren

Croiseur cuirassé Kléber et sous-marin allemand UC-61

Le Bouclier

El Ksiba Maroc

Le Pluton

Le Sfax

Cuirassé Bretagne

Cargo le Granville

Camp de Watenstedt

Déporté politique et déporté résistant

Résistant 18 ans fusillé

Criminels de guerre allemands

25/26 août 1944 bombardement de Roscanvel

3 septembre 1944 bombardement de Telgruc

Rafle de Crozon

Mémorial de l'aéronautique

Le 248 RI 208ème compagnie et 5ème Bataillon en 1940

La bataille de l'Ailette le 5 et 6 juin 1940

Résistance à Camaret

Réseau Vengeance

Bataillon de FTP - Franc-tireur-partisan

Plan Vert et plan Violet

Derniers actes de résistance avant la Libération

Tante Yvonne

Jacques Mansion

Répartition des œufs

L'inflation

Commandant L'Herminier

La bataille navale de Casablanca

L'Emigrant sous protection allemande

Marcel Clédic

Maquis de Spezet

Jean Ménez

Départ des marins pêcheurs résistants vers l'Angleterre

Georges Robin de l'I A de Camaret

Yves Lagatu

Compagnon de la Libération

La Soizic

Bateaux de Camaret arraisonnés ou mitraillés par la Royal Navy et la RAF

La Suzanne-Renée - Réseaux d'évasions des pilotes Américains et Anglais de la WW2

La Croix de Pen-Hir

Rose Bruteller

Opération Rhubarb

Les bancs de brouillard

Morts pour la France

Soldats inconnus

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Crashs des avions

Poste avancé Toul ar Stang : Russes blancs

Les forces américaines de la libération de Brest et Crozon

3rd Division Air Force

Task force (A et B)

Les forces allemandes lors de la libération de Brest et Crozon

Les légions étrangères allemandes présentes en Crozon

Feldkommandantur 752

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Gardien de batterie

Pilote aviateur Gaston Beven

Officier mécanicien Capitaine Jean Tassa

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Crime de guerre

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