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Câble sous-marin

Câbles sous-marins de la pointe des Espagnols.

Câbles sous-marins de Quélern (Sourdis).

Les câbles sous-marins télégraphiques ont une vocation transatlantique mais pour des raisons de communication, ces câbles furent aussi installés en Rade de Brest pour relier les défenses côtières de la presqu'île de Crozon avec le commandement de la place forte de Brest. La télégraphie sera abandonnée au bénéfice de la téléphonie qui utilisera le câblage sous-marin tout autant. L'armée allemande d'occupation y ajoutera ses propres réseaux durant la seconde guerre mondiale. Enfin il existe aussi des câbles purement électriques pour relier une île à la côte par exemple.

La présence de vestiges de câbles en presqu'île de Crozon permet de faire un petit retour en arrière sur l'histoire des câbles sous-marins.

Les Américains ont le système Morse de télégraphie. Les Anglais sont persuadés que l'on peut télégraphier à des milliers de kilomètres, entre continents, grâce à un câble électrique isolé passant sur le fond des océans. Les premiers essais de câbles sous-marins datent de 1830 environ. Aucun isolant connu ne résiste à l'eau de mer. La gutta-percha est une gomme naturelle découverte par une mission gouvernementale française en Chine (1849). L'isolant naturel supporte parfaitement une immersion prolongée dans les milieux marins. Mr William Montgomery, chirurgien de Singapore, importe cette matière aux ingénieurs Anglais qui sont très en avance dans le domaine des câbles.

Bien que rien ne soit officiel alors, tous les câbles sous-marin des télégraphes sont fabriqués à l'identique durant des décennies à partir de 1850.
"Quatre fils de la grosseur d’un fil de sonnette en cuivre ordinaire (1mm 1/2 de diamètre) contenus dans une gaîne de gutta-percha de 7 millimètres de diamètre, étaient entrelacés avec quatre cordes de chanvre et le tout était aggloméré par un mélange de goudron et de suif, de manière à former un cordon unique, d’environ 3 centimètres de diamètre. Une seconde corde de chanvre pareille à la précédente, sauf l’absence des fils de cuivre, enveloppait la première. Enfin, pour préserver de rupture l’appareil intérieur, le tout était fortement serré au moyen de dix fils de fer galvanisés, de 8 millimètres de diamètre. Coût : 9fr37par mètre (1851). Poids par kilomètre : 4,4 tonnes..."

Avant l'introduction du polyéthylène (basse densité 1933 - haute densité 1953), la nature des câblages a peu évolué et souffrait de la corosion tôt ou tard.

La Serpule triangulaireGalette de fioul lourd – La guerre 14-18 vue de la presqu'île de Crozon – Algue encroûtante rose – Infanticide à Crozon – Marquage de la palette récupérable – Des nouvelles du Guillemot de TroïlCollaboration économique durant la WW2 – Georges Robin "Trompe la mort" – Inscription maritime d'antan de Camaret – Bateaux communistes à Morgat – Couvert à gibier – Evolution du châssis de toitPot de chambre souvenir, souvenir – Bureau départemental de répartition des œufs – Ambiguïté de la guerre : la bataille navale de CasablancaPlatier définition – "Petites villes de demain" miroir aux alouettes – Temps de Vanneau ! – La Marianne CrozonnaiseRue de la Fontaine, une histoire d'eau – Hommage à la Jeanne D'ArcHélice symbolique en Lanvéoc

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